Selon le ministre Farba Senghor, cette culture va permettre d’améliorer le niveau de vie des paysans, mais également de diversifier leurs produits. Grâce à la récolte du Jatropha, les paysans pourront fabriquer du savon, suivant en celà l’exemple du Mali qui a une expérience dans ce domaine. En effet, les biocarburants ont été longtemps exploités au Mali, permettant de faire partager son expérience avec le Sénégal. C’est dans ce cadre qu’une mission du ministère de l’Agriculture, des Biocarburants, de la Solidarité nationale vient d’être envoyée à Bamako afin d’explorer les travaux maliens .
En dehors du savon et de l’huile qui peuvent être obtenus grâce au Jatropha, cette culture permet également d’avoir du biodiesel, perspective indispensable pour le Sénégal pour être moins dépendant du pétrole. Avec le biodiesel, les moteurs peuvent fonctionner sans essence. A en croire, Farba Senghor, il n’y aura pas que le Jatropha, puisque le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade a décidé d’opter également pour le développement du tabananier, qui permet d’obtenir du biodiesel et de l’alcool.
Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, des Biocarburants et de la Solidarité nationale qui faisait face aux députés de l’Assemblée nationale pour défendre le projet de budget de son ministère, a lancé un appel aux paysans détenteurs de bons impayés de déposer plainte contre les opérateurs privés véreux auprès de la gendarmerie. Selon Farba Senghor, les huiliers se sont acquittés de leurs factures auprès des opérateurs qui doivent verser leurs dûs aux paysans. Farba Senghor révèle que tous les opérateurs véreux seront exclus du processus de commercialisation de l’arachide. Toutefois, poursuit le ministre de l’Agriculture, des Biocarbrants et de la solidarité nationale, il a saisi le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances pour que l’Etat étudie la possibilité de procéder au remboursement de tous les paysans détenteurs de bons impayés, en attendant que des dispositions soient prises pour faire rembourser les opérateurs défaillants. Farba Senghor martèle qu’il avait demandé aux gouverneurs, préfets, sous-préfets de recenser tous les stocks d’arachide invendus et d’identifier les paysans détenteurs de bons impayés.
Le ministre s’en est pris à la Saed qui souligne-t-il, réclame 5 millions de Fcfa pour l’aménagement d’un hectare dans la Vallée du fleuve Sénégal. Un coût excessif, selon Farba Senghor qui indique avoir saisi le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances afin qu’il refuse de payer toute prestation dont le coût est supérieur à un million de francs pour l’aménagement d’un hectare.

















