
Le Parti démocratique sénégalais (Pds) jusqu’à la lie. Les hommes qui sont cités dans cette affaire que le tribunal correctionnel de Dakar a renvoyée jusqu’aux calendes de septembre, sont tous des libéraux. Selon les procès verbaux de police déjà publiés dans la presse, ils ont usé de la bonne vieille méthode des maîtres chanteurs qui ont voulu faire taire un adversaire politique, à leur goût trop bavard. « Boucle-la ou on te détruit socialement », le message est clair. Même au temps de la toute puissance de Jean Collin, les choses ne se passaient pas ainsi. On ne déroulera pas le tapis rouge, pour feu Collin, homme de confiance de Diouf, défenestré alors qu’il se croyait au sommet de sa toute puissance. Le « Teint clair » du Palais de ces années socialistes aimait bien terroriser les adversaires, en les faisant chanter au besoin, mais jamais sans pousser le bouchon jusqu’aux paquerettes auxquelles on assiste. Honteux !
Le Président Wade a tout intérêt, son ministère public avec, à poser des actes concrets dans ce dossier qui intéresse bien l’opinion. Comme disait bien le sage Thomas Moore, « on le souhaite plus qu’on ne l’espère ».
Le régime libéral nous a habitués à des farces judiciaires qu’on peut encore, dans le cas de l’affaire Diombasse Diaw, douter que la justice aille jusqu’au bout. Il est fort possible de faire tonner le glaive de la Justice sur la pauvre Khadija, tout lui flanquer sur la tête et exfiltrer les autres, c’est-à-dire les commanditaires. On peut d’ailleurs, bien raisonnablement se demander pourquoi le Parquet n’a pas retenu dans ses chefs d’accusation, le chantage politique, d’autant plus que les procès verbaux de Police sont assez bavards à ce sujet.
C’est un secret de Polichinelle que beaucoup de cas du genre atterrissent au Parquet. Elles sont toujours gérées avec « diplomatie », les « mâles » concernés préférant capituler au lieu d’aller jusqu’au bout de la machine judiciaire, pour protéger leur bonne réputation et celle de leur famille. Que Diombasse Diaw n’ait pas cédé au chantage est la preuve que dans ce pays, on peut résister au chantage. C’est sans doute aussi un clin d’œil à Dame Justice. Qui a là une occasion unique de sanctionner un délit grave. Et poser une jurisprudence utile pour le bien de la société. Pour le bien du Sénégal.





























