jeudi 19 novembre 2009 - FLAGRANTS DELIRES
Ainsi parlait Mamour Cissé
NETTALI.NET - Farouche opposant du président Abdoulaye Wade en 2004. Allié du Pds lors de la présidentielle de 2007. Mamour Cissé a menacé en un moment donné d’intégrer la coalition « Bennoo Siggil Senegaal ». Aujourd’hui, il a encore mis de l’eau dans son vin après avoir été élu vice-président à l’Assemblée nationale.

Le 10 mai 2004, après l’incendie des locaux de sa permanence, Mamour Cissé s’est montré très critique à l’endroit des tenants du pouvoir. « Le Pds est composé d’anciens voyous et de repris de justice qui sont maintenant régulièrement employés par certains services de l’Etat et notamment par les services de la présidence d’où le regain de violence dans la scène politique. Ils n’hésitent pas à utiliser la violence pour faire triompher leurs points de vue », avait-il dit.

Bien plus tard, il devient l’allié de ceux qu’il brocardait, hier.

Le 08 juin 2009, il monte encore au créneau, menaçant de quitter la mouvance présidentielle. « Je suis prêt à intégrer définitivement « Bennoo Siggil Senegaal », à condition que tous les partis de cette coalition, de manière consensuelle, votent un programme fiable et viable et proposent un candidat unique pour les représenter. Ils peuvent désigner un candidat à l’issue de primaires. Je n’étais pas d’accord avec les Assises car nous pensions que cela ne dépasserait pas le cadre du Méridien Président. Mais les travaux ont duré sept mois et toutes les thématiques ont été respectées. J’ai envoyé une délégation qui m’a ramené les documents issus des Assises. C’est là que je me suis rendu compte que nous étions dans l’erreur. Nos actions, au lendemain des élections locales 2009, prouvent notre engagement dans l’opposition durable. Nous avons rejeté, bien avant les assises nationales, la proposition du président Wade de créer un poste de vice- président, car ce n’est pas cela la priorité des Sénégalais ».

Le jeudi 29 octobre 2009, après son élection comme vice-président à l’Assemblée nationale, il accorde une interview à Walf quotidien. « J’ai soutenu Me Wade à la présidentielle. Au lendemain de cette élection, j’ai pris mes distances pour aller aux élections législatives sous la bannière de mon propre parti. S’agissant maintenant de nos deux partis, je n’ai pas encore senti cette amorce. Mais, laissons les choses se dérouler d’elles-mêmes et le moment venu, j’aviserai. Naturellement, je suis un allié et je l’assume dans un total esprit de loyauté, mais aussi dans un esprit critique constructif. Ainsi, le soutien que je peux apporter à Wade et à son gouvernement, c’est que, à chaque fois qu’ils poseront des actes dans le seul intérêt des populations, je serai le premier à applaudir. Mieux, je m’investirai personnellement dans leur vulgarisation. Donc je suis et serai un allié fidèle, mais pas fantoche ».

- Mis en ligne par Mouhamed Diaw -


  • Ainsi parlait Mamour Cissé

    19 novembre 2009 09:28, par L.SY
    please,soit équitable envers soit meme avant de porter un jugement sur les autres monsieur
  • Ainsi parlait Mamour Cissé

    19 novembre 2009 09:47, par topo
    sans commentaire, ainsi va le sénégal et c’est bien.
  • Ainsi parlait Mamour Cissé

    19 novembre 2009 10:24, par babs
    Voila ce qu’on peut appeler un crétin de premiere classe ; Des hommes qui manquent d’honneur. Enfin, ils doivent avoir honte en se regardant dans la glace. Pouahhhhhhh. Quel dégout.
  • Le ridicule ne tue pas dans ce pays particulièrement chez les hommes politiques. J’ai tout simplement zappé la RTS1 quand j’ai vu les tronches de Iba Der THIAM, Abdourahim AGNE, Djibo KA, Mamour CISSE formant une soit disant alliance avec WADE alors que personne d’entre eux n’a voté SOPI en 2000 ; et leur dénominateur commun c’est que tous ont eu à tenir des propos très durs en l’endroit de Wade. Cette chronique intitulée « Ainsi parlait... » peut s’appliquer à eux tous pour avoir dénigré Wade et lutté de toutes leurs forces pour que celui-ci n’accède au pouvoir.
  • La majeure partie de nos politiciens ne croient en rien, ils ne croient qu’à leurs intérêts personnels. Quand ils sont en dèche, on les entend critiquer, crier sur tous les toits, mais dès que Wade dégaine de l’argent ou un poste, ils rentrent dans les rangs de souteneurs devant l’éternel. Ce n’est pas ce genre de politiciens qui va refaire notre pays. Dès qu’il a été nommé Vice-Président de ce machin nommé Assemblée Nationale, j’ai dit que c’est fini, il va se taire ou changer de discours, c’est malheureux !!! Aucune retenue !!!
  • Mamour Cissé et son frère Abass Cissé voilà les deux personnes qui forment leur parti, crient, vocifèrent avec la complicité de la presse qui leur ouvre micros et colonnes alors qu’ils ne représentent rien
  • Tout simplement minable ce type, qui ne représente absolument rien même dans sa propre maison. C’est dommage pour la jeunesse Sénégalaise qui va bien manquer de repères !!
  • c’est du deux poids deux mesures dans votre site. Vous même vous utilisz des termes comme bandi, voleurs, voyous, etc et quand les internautes utilisent des termes voisins, vous les censurez. C’est du nimporte quoi. De quoi avez-vous peur ? De toutes les façons, c’est fini pour moi. Je ne visite plus ce site sectaire. Adieu et bonne continuation.
    • Ainsi parlait Mamour Cissé 19 novembre 2009 20:09, par Moulaye Ndiaye

      Vous êtes libre monsieur. Que je sache les gens de nettali ne vous ont pas forcé à venir visiter le site. Les autres continueront à lire.

      j’ai l’impression que vous n’avez rien compris, c’est Mamour Cissé que le journaliste a cité. C’est sa responsabilité à lui. Mais lorsque vous vous traitez quelqu’un de détourneur sans apporter des preuves tangibles, pourquoi eux, vont-ils cautionner cela ? ce n’est parce que vous traitez quelqu’un de voleur par exemple qu’il en est un. c’est justement là, la différence.

      Mais vous préférez vous cacher derrière des pseudos et dire tout ce qui vous passe par la tête. là au moins, Mamour cissé avait pris ses responsabilités.

  • Et pour mon pays j’ai honte Et pour mon pays j’ai peur Et pour mon pays je m’interroge Et pour mon pays je ne sais pas Ces hommes et ces femmes qui se dedisent sans baisser les yeux. Mamour IBA DER DOUDOU WADE YDRISSA SECK DJIBO BAMBA MESAGER DECROIX PENSEZ A VOS ENFANTS QUAND ILS SERONT AVEC LEURS COPAINS LEURS AMIS ILS NE PESERONT PAS LOURDS .

    n deyssane

  • Ainsi parlait Mamour Cissé

    19 novembre 2009 18:24, par modou
    Vous avez dit tortuosité
  • Dans ce pays, le ridicule ne tue pas.Mamour a bien assimilé la méthode TALL (Aminata) à qui il devrait payer des droits d’auteur. Bon appétit et attention à l’indigestion.
  • Ainsi parlait Mamour Cissé

    20 novembre 2009 07:06, par El Hadj

    Ce que Nettali fait en rappelant les incohérences du personnel composant la classe politique a une grande portée pédagogique. Cela montre la légèreté désormais acquise par l’engagement politique au Sénégal.

    On n’entre plus en politique comme on entre en religion, c’est à dire transporté par l’idée d’être entièrement au service d’une cause mobilisatrice par ses fins toutes orientées vers le service de la communauté. L’idéal politique est aujourd’hui mis en discount au service de sordides intérêts privés et personnels.

    Il est dommage que l’alliance en gestation pour l’élection de 2012 ne réunisse autour du Président Wade que des partis de transhumants, de gens dont la valeur marchande est en décote auprès de l’opinion publique : d’anciens du PS ou du PDS, des schismatiques d’AJ PADS ou de la LD MPT et ceux qui ont sabordé leurs partis comme la CDP, etc.

    C’est une erreur de penser que l’enjeu pour 2012 est un Sénégal qui voudrait rester dans l’immobilisme, sous la coupe d’une caste de politiciens ayant répudié le sens de la vertu. A travers les mobilisations citoyennes, les assises nationales monte une profonde aspiration au changement. Un changement qui ne se limitera pas à une simple passation de pouvoir, mais plus substantiellement un changement dans lequel celles et ceux qui ont pris le pli de tromper leurs concitoyens en trahissant leurs convictions n’auront plus de voix au chapitre. Ils représentent en effet des contre exemples, des contre modèles pour une jeunesse en quête de nouvelles valeurs pour refonder la République, et, resouder la cohésion nationale dans un esprit de justice et d’équité.

  • Dans ce pays, le ridicule ne tue pas.Mamour a bien assimilé la méthode Seck (Idrissa) à qui il devrait payer des droits d’auteur. Bon appétit et attention à l’indigestion.
  • Ainsi parlait Lamine Faye

    AMADOU LAMINE FAYE, ECRIVAIN ET POLITOLOGUE : « Macky Sall ne doit rien à Idrissa Seck »   « Tout le monde peut noter la différence de personnalité entre Macky Sall et Idrissa Seck » : Amadou Lamine Faye, écrivain et politologue, entre dans le débat pour analyser les styles des deux hommes. Autant le Premier ministre sait faire dans la mesure, autant l’ancien chef du Gouvernement adopte un discours taillé dans la démesure. M. Faye, par ailleurs, se prononce sur l’Etat du Sénégal sous Wade : un pays où les réalisations sortent de terre. Le président de la République a sorti un livre et Macky Sall, son Premier ministre, vient de faire une sortie significative sur le plan politique. Que pouvez-vous dire de ces évènements ? Je vous remercie de me permettre de dire mon sentiment sur ces deux évènements importants. Le fait marquant dans la sortie du Premier ministre Macky Sall est qu’il a démontré qu’il assume aujourd’hui, à travers ses fonctions de chef du gouvernement et de n° 2 du Pds, un rôle extraordinaire dans la prise en charge du destin de la pensée de Wade. Il a donné la preuve qu’il incarne réellement la figure qui sait promouvoir et défendre, avec intelligence, les idées et la vision de Wade. Ce qui justifie la confiance que le chef de l’Etat place en cet homme qui lui apporte une sérénité incontestable au sommet de l’Etat. Sur la sortie du livre du président de la République, il faut d’abord préciser qu’il s’agit d’une réédition de son ouvrage écrit en 1989 et intitulé « Un destin pour l’Afrique ». Dans ce livre, qui garde toute son actualité, le chef de l’Etat avait fait le point sur sa pensée avant d’arriver au pouvoir. La caractéristique majeure de cette pensée est qu’elle est à la fois élaborée scientifiquement et achevée en ce qui concerne la réponse à trois enjeux historiques nés de la mauvaise route empruntée par les régimes héritiers de l’ordre colonial. Quels sont les trois enjeux ? Le premier enjeu est de restaurer la capacité de conception autonome et de réalisation du développement par les Africains. Sur ce point, la pensée de Me Wade est apparue comme une réponse africaine globale pertinente sur toutes les questions qui intéressent le devenir africain. Cette réponse africaine du leader du Sopi est construite sur les ressources spirituelles, intellectuelles morales panafricaines. Elle est aujourd’hui le référentiel qui s’est montré, historiquement, le plus apte à prendre en charge la question de maîtrise de leur destin par les peuples africains. Le deuxième enjeu est de repositionner l’Afrique dans le concert des nations à partir de la valeur de son génie et de ses apports au développement et à la paix mondiale. Sur ce point également, Me Wade a contribué à la création de l’Union africaine et à la redéfinition de nouveaux rapports entre l’Afrique et les puissances occidentales fondés sur le partenariat et non l’assistanat. Le troisième enjeu est la fermeture des multiples fractures historiques nées d’une déconstruction de l’évolution naturelle du continent africain par les puissances étrangères. Après l’Alternance obtenue le 19 mars 2000, Wade a fait face à ces enjeux. Et les résultats aujourd’hui sont connus. C’est-à-dire... Premièrement, le Sénégal est devenu, sous Wade, plus capable tant en conception qu’en réalisations. Deuxièmement, sous Wade, l’Afrique et le Sénégal sont mieux respectés. Et c’est grâce à cela qu’on parle maintenant d’offrir deux postes à l’Afrique au Conseil de sécurité. Troisièmement, sous Wade, le gap qui nous sépare des pays développés est en train d’être réduit considérablement, grâce à ses initiatives véhiculées par le Nepad et grâce chez nous à une stratégie de croissance accélérée élaborée par le gouvernement de Macky Sall. Qu’avez-vous à ajouter sur la sortie du Premier ministre Macky Sall ? Je dois affirmer que si je ne connaissais pas personnellement le Premier ministre Macky Sall, je dirais que je viens de découvrir, à travers sa sortie dans « le Soleil », une facette importante mais ignorée de sa personnalité. En effet, le profil du scientifique et technocrate qu’il a dégagé en apparence jusqu’ici dans la gestion rigoureuse des projets du président de la République n’avait pas permis de connaître cette facette de débatteur et de théoricien pleinement à l’aise sur toutes les questions qui sont agitées dans l’espace public. Les Sénégalais ont été tenus ignorants de cela à cause de son engagement total à faire sortir de terre les projets du président de la République. Et cela avait éclipsé ces qualités d’analyste que les Sénégalais découvrent et que je lui connais. C’est vous dire que je suis loin d’être surpris. Car, en préfaçant déjà mon livre, j’avais pu apprécier ses talents d’analyste et sa capacité de porter des énoncés comme celui de pluralisme de convergences qui permettent de lire les processus politiques réels et d’en impulser de plus déterminants dans l’espace public. En le voyant aujourd’hui faire une telle sortie, que je qualifie de clarification et de reprécisions des données politiques dans l’espace public, je mesure la permanence de son engagement à défendre à la fois et les idées de Me de Wade et l’homme face à des questions qui sont agitées dans le dessein de noyer les œuvres de Me Wade. Macky Sall a parlé de ses rapports avec les hommes politiques les plus importants comme le maire de Dakar et Président de l’Assemblée nationale Pape Diop, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, Karim Wade, Djibo et Landing pour citer que ceux-là. Qu’en pensez-vous ? C’est une autre facette qu’on découvre chez Macky. Celui d’un rassembleur capable, par son sens de la mesure, de la sincérité et du respect, de s’aménager l’acceptation et la considération des acteurs utiles à Me Wade. C’est quelqu’un qui s’est montré, dans sa sortie, capable de défendre, sans faiblesse, Me Wade et sa vision, tout en n’enregistrant aucun incident critique pouvant éloigner un allié utile au projet de majorité d’idée chère à Me Wade. Ce qui n’a pas été le cas de son prédécesseur Idrissa Seck. Que pensez-vous de l’attaque au vitriol d’Idrissa Seck contre la sortie de Macky Sall ? À travers les propos tenus respectivement par Macky Sall et Idrissa Seck, tout le monde peut noter la différence de personnalité de l’un et l’autre, ainsi que leur qualité. L’insolence, la méchanceté, l’irresponsabilité, la volonté de salir, de nuire, de calomnier, d’occuper l’actualité par le scandale et les injures ressortent manifestement dans les propos d’Idrissa Seck. Tandis que dans les propos de Macky, on peut noter que le Premier ministre actuel a toutes les qualités des défauts de son prédécesseur. C’est-à-dire l’honnêteté intellectuelle, le sens de l’Etat, de la mesure et de la responsabilité. Tout le monde sait que Macky Sall ne doit rien à Idrissa Seck. Dans sa situation qui le confine à l’oubli politique, Idrissa Seck a choisi de jouer à fond les francs-tireurs pour exister dans les médiats et tenir en confiance ses partisans. C’est pourquoi il est à l’affût pour tirer sur tout ce qui bouge dans l’espace public. De plus, Idrissa Seck insulte l’intelligence des Sénégalais en prétendant que c’est grâce à lui que Macky Sall a occupé un poste ministériel. Idrissa Seck a tout reçu de Me Wade comme Macky Sall et n’a pas fait comme Macky Sall, c’est-à-dire faire preuve de fidélité au président de la République, de soutien dans les moments les plus difficiles où il est attaqué par ses ennemis et d’appui à ses projets et idées. La question du couplage de la présidentielle et des législatives a été fortement agitée ces temps-ci par les alliés du président. Mais l’opposition membre du Cpc n’en veut pas. Qu’en pensez-vous ? Ce que je pense du couplage des élections, c’est qu’on ne peut pas demander à l’ordre politique qui a pris naissance à la date du 19 mars 2000 de prendre, en matière de calendrier électoral, ses exemples sur ce qui s’est fait sous un régime rejeté historiquement par les Sénégalais. Le gouvernement issu de l’Alternance a le droit de réinventer pour faire mieux que ceux qui ont été sanctionnés dans leur politique. La deuxième remarque est que l’opposition, avec ses initiatives comme l’Idewa (Initiative pour la démission de Wade, ndr) a posé entre elle et le régime de l’Alternance un problème d’arbitrage express par le peuple sur la question de savoir qui mérite de détenir le pouvoir. Sous ce rapport, il y a à s’étonner de la contradiction qui mine le Cadre permanent de concertation de l’opposition (Cpc) qui récemment a piétiné le calendrier républicain en demandant la démission de Wade, pour ensuite rejeter un couplage des élections qui raccourcit légalement la durée son mandat. Un processus difficile de parachèvement de l’alternance nous a été imposé par une cohabitation inefficace avec le Parti socialiste (Ps). Et cela a contrasté avec le succès éclatant de l’alternative au régime socialiste obtenu sans la cohabitation. Il y a, par conséquent, un sens nouveau qui est produit dans la détermination de tout calendrier électoral et qui seul constitue la référence historique pour apprécier les valeurs de l’ordre politique spécifique à l’Alternance. Sous l’Alternance, le peuple sénégalais a validé, pour tout calendrier républicain, une séquence et un processus. Ce sens qui est produit sous l’alternance est que le président de la République doit être élu avant les élections législatives pour pouvoir être dans les conditions d’accepter ou de refuser librement la cohabitation, en demandant au peuple la confiance dans le contrôle démocratique des leviers d’application de la politique pour laquelle il a briqué leurs suffrages. En couplant les élections, cette exigence est respectée. Et elle permet d’obtenir un optimum de gain politique et économique qui nous évite des dépenses inutiles et la confusion dans la conquête du pouvoir. Ce pouvoir, rappelons-le, repose sur le contrôle démocratique de trois leviers institutionnels fondamentaux : à savoir l’Exécutif, le Législatif et les Municipales. ENTRETIEN AVEC HABIB DEMBA FALL



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