
A l’image d’autres entités, le modèle Rapid ( Ressources pour l’analyse de la population et de son impact sur le développement) a été présenté aux parlementaires Sénégalais. Ce modèle, explique le directeur de l’Usaid /Sénégal, « illustre les impacts sociaux et économiques de la croissance rapide sur la capacité d’un pays à atteindre les Omd ». En clair, précise M/. Kevin J. Mullally, « il démontre que l’espacement des naissances peut rapidement réduire la mortalité maternelle néonatale et infantile mais aussi jouer un rôle dans l’accroissement économique " .
C’est pour renverser la tendance que l’Usaid veut mettre à contribution les parlementaires, invités à user de leur pouvoir pour inciter les populations à la planification famille.
Une invite à laquelle le bureau de l’Assemblée nationale a répondu favorablement. A cet effet, le député Ndiawar Touré qui représentait Mamadou Seck, a affiché la détermination des parlementaires à faire un plaidoyer auprès des décideurs nationaux. Il reste persuadé que les parlementaires joueront leur rôle pour une mise en œuvre effective de la loi sur la santé de la reproduction à travers des textes d’application qui permettent l’accès à des services de santé équitables et abordables pour toute la population.
Le Sénat aussi n’est pas en reste avec la sénatrice Ngoné Ndoye qui s’inquiète de l’importance de la mortalité maternelle ( 5 femmes /jour) et infantile (41 nouveaux nés/jour) . D’autres députés tels que Me Ndèye Fatou Touré ont abondé dans le même sens en dénonçant l’égoïsme des hommes.
Imam Mbaye Niang conseille de faire la différence entre santé et reproduction
Cependant certains parlementaires notamment des hommes, ont préféré jouer la carte de la prudence en demandant aux responsables de la division de la santé de la reproduction de tenir compte des réalités sociales. Quant au député Imam Mbaye Niang, lui n’y est pas allé par quatre chemins pour afficher sa position.
« Ce n’est pas que je sois réfractaire à la planification familiale. Mais, un modèle n’est jamais parfait 100% », précise d’emblée le parlementaire qui affirme que seuls les aspects positifs ont été expliqués aux populations alors que les aspects négatifs ne sont pas évoqués.
Citant des études faites sur la planification dans d’autres pays occidentaux, il souligne : « ce qu’on propose de faire a été déjà pratiqué en Europe pendant très longtemps ». A ce propos, rappelle au passage Imam Mbaye Niang tout est parti de la théorie de Maltus qui prône une réduction du taux de fécondité afin d’équilibrer la croissance de la production alimentaire par rapport à la croissance démographique. « Au lieu d’appliquer tous azimuts cette pratique, nous devons étudier cette évaluation qui montre qu’aujourd’hui les conséquences économiques, sociales, culturelles de la planification familiale qui fait que l’Europe a des problèmes de renouvellement de génération », soutient-il.
Citant une autre étude, le parlementaire indique les résultats de ladite étude montrent que l’homme constitue une ressource intarissable et qu’on ne peut pas se développer avec peu de bras. Citant des pays à forte croissance démographique comme la Chine et l’Inde, il assène : « nous sommes une jeune Nation qui n’atteint pas 20 millions et nous commençons à faire la planification ».
Et le parlementaire de conclure : « il faut éviter de faire la confusion entre la santé de la reproduction et Planification familiale et il faut inciter la population à faire des enfants et non tomber dans la situation des occidentaux car nous n’aurons plus la possibilité de rectifier ».
Il faut préciser que cette position d’Imam MBaye Niang, député de l’opposition, lui a valu des critiques de la part de certains de ses collègues de la majorité, notamment des dames qui se semblaient croire qu’elles étaient en pléniaire à l’hémicycle.




























