
Les faits ont eu lieu dans la nuit du 18 au 19 janvier dernier. Lorsqu’A. K. Ndiaye prendre son service le mardi matin, il constate que les deux cadenas qui ferment les rideaux de fer ont disparu. « J’ai soulevé la barrière et la porte s’est ouverte. Alors je l’ai refermée pour ne pas y laisser mes empreintes », a déclaré le prévenu qui ajoute qu’il a ensuite informé les responsables de l’agence dont sa sœur qui officie comme chef et caissière.
Une peine que son co-prévenu A. Sylla n’a pas prise. En effet, interrogé, ce dernier a déclaré à la barre que lui aussi n’a pas trouvé les cadenas sur place lorsqu’il est arrivé à l’agence à 21heures. Et lorsqu’il a voulu informer ses supérieurs, il n’avait plus de crédit sur lui.
Des explications qui ne semblent pas convaincre l’avocat de la partie civile. Ce qui semble l’intriguer en effet, c’est le fait que le vigile soit parti avant même l’arrivée des travailleurs. Me Bassirou Ngom est surpris par le fait que A. Sylla soit venu au travail plus tôt que d’habitude, le jour du cambriolage. Me Ngom trouve également suspect suspect que Sylla ne soit arrêté qu’une semaine après les faits.
Autant de faits qui ont poussé l’avocat de Télégiros à désigner Sylla comme l’unique coupable. Me Ngom va ainsi réclamer 8 millions de dommages et intérêts au moment où, le substitut du procureur demande l’application de la loi.
En désignant A. Sylla comme seul coupable, l’avocat de Télégiros cherche-t-il à sauver l’autre prévenu A. K. Ndiaye qui est le frère de la chef de l’agence cambriolée et qui de surcroît est le seul gardien à disposer des clés ?
Les avocats de la défense sont en tout cas unanimes. Selon eux, il existe des zones d’ombre dans cette affaire. C’est pourquoi, ils ont sollicité la relaxe au bénéfice du doute, des deux vigiles.
Le tribunal rend son verdict le 10 février prochain.




























