lundi 15 février 2010 - CONTRIBUTION D’IBRAHIMA SENE, SECRETAIRE CHARGE DES AFFAIRES ECONOMIQUES DU PIT
Deuxième leçon de Dignité du peuple de Guinée aux peuples d’Afrique
CONTRIBUTION - Le 28 Septembre 1958, la Guinée, sous la Direction de Ahmed SEKOU TOURE, s’appuyant sur un puissant mouvement syndical, administrait un « NON » historique au Référendum organisé par la France pour demander à ses colonies de prendre leur indépendance ou de rester avec elle.

Ce fut la première leçon de « Dignité » que le peuple de Guinée, avec son mouvement syndical, en quête à la souveraineté internationale, a porté aux peuples d’Afrique et à leurs mouvements syndicaux.

Cet acte héroïque fit de la Guinée, le premier Etat indépendant des colonies de l’Afrique Occidentale et Equatoriale Française (AOF et AEF), tandis que, dans notre pays, ceux qui avaient mobilisé nos populations pour voter « Oui à la France », pour rejeter l’Indépendance, furent ceux là même à qui la France avait confié le destin de notre peuple en 1960.

Les combattants sénégalais pour l’Indépendance ont dû payer, quarante ans durant, un lourd sacrifice, pour parvenir en 2000, à restituer à notre peuple sa pleine souveraineté en chassant du pouvoir, par les urnes, les héritiers du camp, de triste mémoire, du « Oui à la France ».

Aujourd’hui, avec la nomination, par les Forces vives de Guinée, de la Responsable du Mouvement Syndical de ce pays, aux fonctions de « Présidente du Conseil National de Transition », c’est encore le peuple de Guinée et son mouvement syndical, dans sa quête à plus de Démocratie et de justice sociale, qui administre à nos peuples une seconde leçon de « Dignité ».

En effet, c’est le mouvement syndical de Guinée qui a été en première ligne dans la lutte contre le régime dictatorial de Lansana Conté et sa politique anti sociale.

C’est lui qui a accéléré la déconfiture de ce régime, à travers l’organisation de « marches pacifiques », souvent réprimées dans le sang, et une série de « grèves générales et d’opérations de villes mortes », pour obliger le Président Conté à s’ouvrir aux forces vives de la nation guinéenne.

C’est ainsi que le mouvement des Forces vives, avec à leur tête le mouvement syndical, imposait, au Président Conté, la nomination d’un Premier Ministre, issu de ses rangs, avec les « pleins pouvoirs pour constituer un Gouvernement de large consensus national ».

Mais, une fois le calme rétabli, le Président Conté prit du « poil de la bête », pour entreprendre une stratégie de neutralisation de l’action gouvernementale, en se prévalant des pouvoirs que lui confère la constitution, en temps que Chef de l’Etat. La Guinée connut alors une période de « Dualité du pouvoir », durant laquelle, dans le pouvoir exécutif cohabitaient un « pouvoir légal » et un « pouvoir légitime » imposé par le peuple.

A la mort de Conté, se produisit un « coup d’Etat militaire », dont le but véritable s’est avéré être la remise en cause des acquis politiques des Forces vives.

Mais les rapports de forces politiques réels obligeaient le pouvoir militaire à naviguer entre les exigences des forces vives, et celles des tenants du régime du défunt Président, jusqu’au massacre du 28 Septembre 2009 à Conakry.

Dans ce contexte nouveau, les Forces vives de Guinée, avec à leur tête, le mouvement syndical, durent déjouer les tentatives de la France, qui, manifestement, voulait profiter de ce drame, pour reconquérir la Guinée, à travers l’envoi d’une force militaire internationale, pour, soit disant, empêcher la Guinée de sombrer dans le génocide. La position courageuse de la CEDEAO à côté des Forces vives de Guinée, et le soutien franc des Usa et celui de l’ONU, ont empêché la France de perpétuer son coup.

Mais, le Président du Burkina, choisi par la CEDEAO, comme médiateur dans cette crise, pour créer les conditions de mise en œuvre des exigences des Forces vives, entreprit des manœuvres pour faire maintenir les militaires au pouvoir pour assurer une transition pacifique.

Il échoua, lui aussi, devant la détermination des Forces vives à faire aboutir leur exigence de transition civile.

C’est par la suite, que Dadis Camara, Président du CNDD, et Chef de l’Etat, subit un attentat, qui visait, clairement, la déstabilisation de la Guinée, pour donner du crédit aux « cris de Cassandre » de ceux qui prédisaient, en vain, le chaos et le génocide, pour justifier une intervention militaire de la communauté internationale en Guinée.

Mais, ce complot, contre la souveraineté du peuple de Guinée, n’a pas pu, aussi, prospérer, grâce à la vigilance des Forces vives, et à la détermination de la CEDEAO à faire respecter leur exigence d’un « Gouvernement civil de Transition », le « retour des militaires dans leur caserne », et une « enquête internationale sur les massacres du 28 Septembre ».

C’est dans ces conditions qu’au Burkina, de nouvelles manœuvres se sont fait jour pour constituer un « Gouvernent civil de Transition » sous le contrôle des « pions Guinéens » de la France, que les Forces vives ont rejeté, pour imposer un Premier Ministre issu de leurs rangs, et qui n’avait ni participé dans les différents gouvernements de Conté, et ne s’est pas basé en France pour mener ses activités politiques ou économiques.

De même, elles choisirent comme Président du Conseil National de la Transition, la responsable du mouvement syndical, qui a décliné l’offre du poste honorifique de Vice Premier Ministre, destiné visiblement à la neutraliser.

Le mouvement syndical de Guinée, en sa personne, va présider sur les destinés de la Transition, pour organiser des élections libres, démocratiques et transparentes, et restituer, ainsi, au peuple de Guinée, la souveraineté pleine et entière sur le choix de ses dirigeants.

De même, qu’en mettant une femme à la tête du mouvement syndical et à la Présidence du Conseil National de la Transition, c’est une démonstration, grandeur nature, que le mouvement syndical peut constituer un creuset pour l’épanouissement de la femme travailleuse africaine.

C’est donc une belle leçon de démocratie et d’équité genre, que le mouvement syndical de Guinée vient d’administrer aux Femmes Africaines.

Ce faisant, le mouvement syndical de Guinée vient de donner, de très belle manière, au mouvement syndical Africain, en général, et Sénégalais en particulier, une nouvelle véritable leçon d’engagement républicain, démocratique, d’équité genre, et d’indépendance nationale.

Cette leçon est particulièrement opportune au mouvement syndical sénégalais, qui est resté les bras croisés, quand Wade restituait à la France les secteurs clefs de notre économie, à travers la privatisation de « Transrail », de la « SODEFITEX », de la « SONACOS », et demain, de la « SENELEC », sous couvert d’un " Holding ».

Il parachève ainsi, sans coup férir, la reconquête des bastions de notre économie par la France, d’où le « nationalisme économique » des années 70 l’avait chassée.

Il n’a même pas su user du contentieux douanier avec les principales Banques françaises de la place, pour transformer une partie de leur dû en prise de participation dans leur capital, en contre partie de son renoncement au reste. Il a tout juste capitulé devant le Président de France, quand il a compris qu’il ne percevra aucun sous de leur part à son profit.

Aujourd’hui, le silence du mouvement syndical sénégalais, face à la dégradation des conditions de vie et de travail du peuple, et à ce bradage des intérêts nationaux , contraste avec sa vive opposition pour défendre le pouvoir d’achat, et sa mobilisation face à cette reconquête de la France, dans le cadre de la privatisation la SONATEL, la SENELEC et la SONEES, avec le régime de Abdou Diouf, sous la contrainte des Programmes d’Ajustement des années 90.

Ainsi, 50 ans après que la France ait confié le destin de notre peuple à ceux qui ne voulaient pas d’Indépendance nationale, la Guinée elle, vient de rejeter, une nouvelle fois, sa reconquête par la France, au moment où le Gouvernement du Sénégal s’apprête à célébrer, avec faste, cette reconquête coloniale de notre économie.

Le mouvement syndical sénégalais, et la gauche, surtout Marxiste, doivent méditer profondément sur ce bel exemple de libération nationale, et de changement républicain et démocratique venu de Guinée.

Mais dors et déjà, il est de notre devoir patriotique, républicain, démocratique et d’’internationalisme prolétarien, de soutenir fermement l’expérience encours en Guinée, en organisant au Sénégal, dans la CEDEAO, et en Afrique, de vastes mouvements de solidarité avec les Forces vives de la Guinée, contre les menées des fossoyeurs internes et externes de la souveraineté de ce peuple, qui n’ont pas encore désarmés

Nous sommes tous Guinéens. Guinée « YEESSA ! », Peuple de Guinée, en Avant.

Ibrahima Sène PIT/SENEGAL Dakar le 11 Février 2010.

- Mis en ligne par


  • Cher monsieur avec tout le respect que je vous doit, vous parlez hors et du monde et de la réalité tangible. C’est de l’idéologie éculée et du déni de réalité que vos motifs de satisfaction. De quelle dignité osez vous parler pour un peuple qui avance à reculons et fait la honte de l’Afrique devant la grandiloquence inconséquente de ses tribuns sans perspective ni stratégie. Que vous veuillez vous enorgueillir d’une telle tragédie ininterrompue de mots creux, de morts, de mensonges et de complot contre le peuple guinéen par ses présidents est un anachronisme alarmant. Tout au plus arrêtez vous à vous féliciter du choix d’une femme et d’une syndicaliste. A quoi a mener le non de Sekou Touré, les indépendances étaient inéluctables, la preuve deux ans après mêmes ceux qui n’en voulaient pas comme le Gabon l’ont eu. Dire non à la France pour aller où ? Lansané Conté est un produit du système Sékou Touré, une bidasse ignorante, lubrique et sourde au rythme du monde. Mais il y a pire : ce Dadis Camara qui vient de massacrer son peuple est le produit du système scolaire guinéen mis en place depuis l’indépendance et qui fabrique des demi lettrés qui baragouinent la langue du colon jadis honni et raquettent ce pauvre peuple. Sékou Touré disait préférer la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage. Son peuple a le gros lot à l’arrivée : la soumission dans l’indignité de la pauvreté.
  • La guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique opposa les colons britanniques d’Amérique du Nord, à leur métropole, la Grande-Bretagne, de 1775 à 1783.

    Les Britanniques nommaient les colons américains révoltés « insurgents » ou encore « Patriots ». La guerre d’indépendance américaine est considérée comme l’un des aspects de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d’accéder à l’autonomie et de construire des institutions républicaines. Événement fondateur de l’histoire du pays ainsi que, par ricochet, du Canada anglais par l’expulsion de 50 000 loyalistes dans une population de 90 000 francophones du Québec, la guerre entraîna à partir de 1777 d’autres puissances européennes, parmi lesquelles la France, qui tint un rôle important.

    La France s’engagea dans la guerre d’indépendance américaine d’abord par la fourniture de matériel et d’aides en faveur des insurgés, puis officiellement en 1778. L’aide française navale et terrestre et le soutien de ses alliés contribuèrent à la victoire américaine, notamment à la bataille de Yorktown, et se conclut par le traité de Paris de 1783.

    Ce traité reconnaît l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Plus de 70 000 loyalistes durent quitter le pays après la guerre, la plupart partirent au Canada, en Grande-Bretagne ou dans les colonies britanniques des Caraïbes. Sommaire

    wiki

    Mé bon come on le sé tous lé peuples ne méritent pas l’indépendance :)

  • Contexte historique [modifier]

    En septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale. L’offensive allemande en France commence au printemps 1940 et, le 22 juin 1940, le gouvernement français signe l’armistice avec l’Allemagne nazie. Commence alors une période appelée occupation :

    * le nord de la France est occupé par l’armée allemande : c’est la zone occupée * le sud de la France reste libre : c’est la zone libre, où s’installe le gouvernement de Vichy dirigé par Philippe Pétain * l’Alsace et la Moselle sont annexées par l’Allemagne.

    Il se développe alors des mouvements de Résistance intérieure et de résistance extérieure, dirigés en majeure partie par le général De Gaulle depuis Londres. L’objectif de cette Résistance est de libérer la France de l’occupation allemande avec l’aide des Alliés (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis), ou tout au moins de harceler les troupes du Reich.

  • Sans nécessairement appeler à la guerre, on peut juste dire que tous les peuples de la terre veulent la même chose, car ayant presque tous subis l’injustice un jour ou l’autre  :)


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