Le président sortant devrait faire le bilan de ses deux mandats à l’Elysée. Ses paroles vis-à-vis de son successeur seront également disséquées.
Jacques Chirac a félicité Nicolas Sarkozy le soir de son élection, avant d’assurer, mercredi dernier, lors du dernier conseil des ministres de son quinquennat, faire « toute confiance au futur président de la République (...) pour permettre à la France de remporter de nouveaux succès, dans la cohésion, l’unité et le respect de ce qu’elle est ». Un hommage qui a aussi été interprété comme une mise en garde à l’endroit de son successeur afin qu’il n’oublie pas les fondamentaux de la République.
Le président sortant doit transmettre ses pouvoirs à Nicolas Sarkozy demain mercredi à 11h. Après avoir quitté l’Elysée, Jacques Chirac doit se consacrer à la création d’une Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures, dont le lancement est prévu à l’automne. Avant Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing avait été le seul président sortant de la Ve République à s’adresser aux Français avant de transmettre ses pouvoirs à son successeur. « Au revoir », avait conclu M. Giscard d’Estaing, en laissant derrière lui une chaise vide, lors de cette intervention télévisée le 19 mai 1981, deux jours avant d’accueillir François Mitterrand à l’Elysée.
A noter également que le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et ancien chef d’Etat sénégalais a rédigé le 9 mai dernier deux messages. L’un de félicitations à Nicolas Sarkozy dans lequel il lui rappelle que « la France a toujours porté une attention et un appui soutenus aux actions de la francophonie... » Et un autre plein d’émotion, à l’adresse de Jacques Chirac qui s’apprête à quitter l’Elysée. Extraits : « Les hommes d’Etat partagent avec les poètes cet étrange destin de n’accéder souvent à la postérité que longtemps après avoir écrit leurs dernières lignes. Je suis le premier à mesurer l’oeuvre qui a été la vôtre, mais vous permettrez à l’ami fidèle de vous dire que vous avez bien le temps d’entrer dans l’histoire . La France, le monde, la Francophonie ont encore besoin de vous , de vos hautes compétences, de votre force de conviction , de votre engagement fervent au service des causes les plus justes et les plus nobles ». Abdou Diouf de poursuivre : « je saisis une nouvelle fois, cette occasion pour vous dire que la Francophonie ne serait pas ce qu’elle est devenue sans vous, qu’elle mesure chaque jour tout ce qu’elle doit à la France et singulièrement à son président ».




























