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lundi 27 novembre 2006 - LES TRANSFERTS DES IMMIGRÉS
Est-ce une source d’investissement productif ?
Il est démontré par les grandes institutions financières du monde que les transferts des immigrés, malgré leur coût exorbitant, représentent à l’heure actuelle le double de l’aide au développement et que c’est la seconde source de financement externe des pays en développement et, c’est aussi un facteur fondamental de stabilisation sociale pour les démocraties fragilisées par la pauvreté persistante.

L’on relève qu’en Juin 2004, les chefs d’état du G8 avaient placé le sujet des transferts d’argent en priorité du Sommet de Sea Land car, il s’est avéré que cela pouvait être un facteur-clé de croissance et de réduction de la pauvreté.

Mr Olivier Gardner, Directeur de l’USAID au Sénégal indique que les transferts des Sénégalais de l’extérieur sont évalués à près de cinq cents milliards CFA par an.

Cette énorme manne d’argent est injectée dans les dépenses de consommation familiales et de matériels de construction pour le bâtiment. Une infime partie est injectée dans le financement de la petite affaire unipersonnelle telle que boutique, salon de coiffure, télé centre etc.... Ces transferts des Sénégalais de l’extérieur pourraient si s’ils étaient organisés avoir un impact sur le développement de façon notable.

Il est tout de même étrange et à la limite incompréhensible que tout le monde parle de la magnitude des transferts et rien, absolument rien n’est fait pour une organisation aux fins d’utiliser ces fonds dans des investissement productifs. Le Sénégal regorge de grands financiers, d’économistes avérés et d’hommes d’affaires avertis pour réfléchir à un système de transit pour la collecte de cette manne d’argent pour une utilisation économique bénéfique à la nation.

Lors des assises du Conseil Supérieur des Sénégalais de l’Extérieur, il ressortait des recommandations, la création d’une banque des Immigrés ou de Fonds d’investissement. L’idée devrait être revisitée d’autant plus que les Sénégalais vivant à l’extérieur du territoire national pensent à rentrer un jour et voudraient le faire dans de bonnes conditions. La meilleure façon est de créer les conditions adéquates pour les encourager à revenir. Avec une institution financière dédiée aux Sénégalais de l’Extérieur, les projets pourraient être réalisés dans les terroirs d’origine des immigrés dans le cadre du co-développement et cela permettra le retour au pays pour une utilisation de l’expérience engrangée pendant des années dans les pays développés.

Une autre idée très simple qui est entrain de germer au sein d’un groupe de réflexion de patriotes Africains et que les Sénégalais de l’Extérieur doivent s’approprier positivement dans le cadre du partenariat public privé, c’est celle appelée Investissement Direct des Nationaux Expatriés (IDNE).

Sur la base de l’hypothèse que le nombre des Sénégalais de l’Extérieur éparpillés dans le monde représente au bas mot près de trois millions d’âmes, il est possible, à travers une toute petite contribution volontariste de, disons cent dollars US, générer un montant énorme qui pourrait servir directement à l’investissement productif et qui n’aurait rien à voir avec les transferts réguliers effectués par nos compatriotes en direction de la maintenance alimentaire et sanitaire des familles. L’idée serait de choisir une institution financière africaine crédible telle que la Banque Africaine de Développement (BAD) à qui l’on confierait les mises que les Sénégalais de l’Extérieur contribueraient et qui seraient exclusivement dédiées à l’investissement productif, par exemple, l’achat de part d’actions détenues par l’Etat et/ou celles détenues par les étrangers dans des entités stratégiques telles que les compagnies d’électricité, des Eaux et de Télécommunication etc. ou alors, participer aux financements des grands projets d’infrastructure.

La formule mathématique très simple est la suivante :

AGNE FORMULA : (M x nSE) t.= IPt

I=investissement P=productif t=temps M= mise n= quantum SE=Sénégalais de l’Extérieur

Les fonds destinés à l’ Investissement Productif sont égaux à la mise à l’instant défini t multiplié par le nombre de Sénégalais de l’Extérieur qui contribueraient durant ce temps t.

Si l’on arrête UDS 100 comme montant fixé de la mise et 1.000.000 de Sénégalais de l’Extérieur contributeurs, l’on a :

USD 100 X 1.000.000 = 100.000.000 USD ou 50.000.000.000 Milliards FCFA

Pour un minimum de cent Dollars, et un tiers de participants Sénégalais de l’extérieur l’on engrange un montant assez consistant en vue d’un investissement productif.

A supposer que la mise soit le double ou le triple , ce qui est possible ou bien alors, que cette contribution se répète tous les trimestres, vous vous imaginez les sommes colossales que les Sénégalais de l’Extérieur peuvent rassembler pour le financement du développement de notre pays.

A ce rythme, nous n’aurons plus besoin de nous adresser aux bailleurs de fonds avec leurs conditionnalités draconiennes et intérêts cumulés qui conduisent directement à l’endettement qui étouffe la croissance de nos économies et le développement durable de nos pays.

Abdoulaye AGNE Ancien Délégué Conseil Supérieur des Sénégalais de l’Extérieur Etats-Unis d’Amérique EMAIL : torodo2002@yahoo.com

- Par Nettali -


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Toutefois, le jour où un gendarme se fera agresser dans un quartier, j’investirai ce quartier... Que chacun fasse ce qu’il doit faire et les brebis sont bien gardées. La presse ne peut se substituer à la justice. Moi journaliste, je peux me mettre dans un coin et donner de faux résultats parce que je suis partie prenante et cinq minutes après, vous mettez l’Etat et la justice dans une situation énorme.....Quand on m’a posé la question, j’ai répondu en tant que Bécaye Diop. On m’a prêté des propos à Touba. Avant d’être ministre, je suis d’abord citoyen. J’ai ma perception personnelle, mon point de vue... »
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