
L’Ondh n’est pas restée insensible à l’affaire qui s’est déroulée dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Karang et, ayant entraîné la mort du jeune Modou Bakhoum. Ce dernier a été cueilli à son domicile familial par des éléments de la gendarmerie de Karang dans la nuit du jeudi 22 à vendredi 23 janvier 2009. Il est accusé de se livrer au trafic de chanvre indien.
D’après la version des faits, sur place même, c’est-à-dire à son domicile familial, Modou Bakhoum sera maltraité par le gendarmes qui après l’avoir attaché, le roueront de coups. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera conduit dans les locaux de la gendarmerie et dans la matinée du vendredi, ses parents seront informés de son décès.
Ces derniers qui ont saisi le procureur de la République, soupçonnent les gendarmes d’avoir causé la mort de Modou Bakhoum. Une enquête est ouverte par le procureur de la République. Une autopsie du corps doit être faite ce samedi.
L’Ondh estime avoir été saisie dans cette affaire. Selon elle : « Après les tortures inimaginables et indescriptibles infligées aux personnes arrêtées dans le cadre des évènements de Kédougou, cette nouvelle épisode qui survient à quelques jours de l’examen périodique universel de la situation des droits humains du Sénégal par le conseil des droits de l’homme des Nations Unies et qui viole substantiellement la convention de 1984 contre la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants atteste d’une attitude méprisante à l’égard de la communauté internationale et des droits humains en général ».




























