
Selon plusieurs témoins dans la capitale Bissau-guinéenne, c’est vers 4H du matin que des éléments de la police militaire, à bord d’un véhicule 4X4, ont fait irruption au domicile de Baciro Dabo. Il s’en est suivi des échanges de coups de feu, et Baciro Dabo a été abattu en même temps que l’ancien ministre de la Défense de Guinée-Bissau Helder Proenca. L’ancien Premier ministre Faustino Embali, a été lui aussi tué après avoir été capturé par les éléments de la police militaire au cours de leur descente chez Baciro Dabo.
« Il s’agissait d’étouffer dans l’œuf une tentative de coup d’État Parmi les auteurs de ce coup, certains se sont rendus dans le calme tandis que d’autres ont essayé de résister, c’est pourquoi ils ont été tués », selon Reuters qui cite un communiqué des services de renseignement.
M. Baciro Dabo était un proche du défunt président assassiné, Joao Bernardo Nino Vieira. Il était lui-même candidat à l’élection présidentielle anticipée du 28 juin prochain. Baciro Dabo étant pourtant présenté comme étant un des grands favoris de cette élection présidentielle.
C’est pourquoi, certains réfutent la thèse servie par la police militaire, selon laquelle, il fomentait un coup d’État. Certains soupçonnent le nouvel homme fort de l’armée, Zamora Induta d’avoir monté un complot pour éliminer définitivement Baciro Dabo de la course à l’élection présidentielle. D’ailleurs, Baciro Dabo a été abattu à la veille de l’ouverture de la campagne électorale du 28 juin prochain, qui devait démarrer ce samedi.
« Deux des personnes mises en cause par le pouvoir, Roberto Cacheu et Francisco Conduto de Pina, ont démenti sur des radios locales toute participation à une tentative de coup d’Etat » note l’AFP qui révlève par ailleurs que « les diplomates européens en poste à Bissau ont exprimé dans un communiqué leur »préoccupation« tout comme l’ambassade des Etats-Unis » et en tant qu’ancienne puissance coloniale, « le Portugal a indiqué suivre avec »grande inquiétude« la situation en Guinée-Bissau ».
A Dakar, la Rencontre Africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a fortement exprimé ses inquiètudes. L’organisation dirigée par Alioune Tine est arrivée à constater que « tous les ingrédients sont réunis aujourd’hui pour créer la somalisation de la Guinée-Bissau ».




























