
C’est le 18 juin prochain, que Pape Mamour Guèye sera fixé sur son sort. L’ex-maire, qui est en détention depuis le mois d’avril dernier, est accusé d’avoir vendu à plusieurs personnes des parcelles de terrains situées dans la zone de captage.
Après avoir versé des montants compris entre trois (3) et cinq (5) millions, certains des acheteurs n’ont pas encore obtenu de terrains. Il y en a eu parmi ces derniers qui ont été remboursés pendant que les autres courent toujours derrière leur argent.
Fatigués d’attendre, ils avaient porté plainte contre Pape Mamour Guèye qui a reconnu les faits devant la barre. Il s’est même engagé à rembourser les victimes qu’il estime à 70 personnes.
La majorité des plaignants se sont fait représenter par leurs avocats qui n’ont pas mis de gants pour qualifier l’ex-maire « d’escroc notoire ».
L’occasion faisant le larron, les avocats des parties civiles ont profité de leur plaidoirie pour dénoncer la boulimie foncière du régime libéral.
Pour les dommages et intérêts, ils ont réclamé des sommes comprises entre 500.000 et et 20 millions de francs Cfa.
Des montants jugés exagérés par les avocats de la défense qui ont demandé à ce que les intérêts civils soient ramenés à leur juste proportion. Mieux, les conseils du prévenu ont sollicité la relaxe pure et simple, car à leurs yeux, il n’y a pas de délit d’escroquerie.
D’après eux, leur client avait la compétence pour effecteur ces transactions en ce sens qu’il avait une autorisation en bonne et du forme émanant des autorités. Sur la même lancée, ils ont soutenu qu’il voulait simplement aider les parties civiles car, l’argent qu’elles ont versé a servi à l’assainissement de la zone. T
Toujours d’après les avocats de l’ex-maire, si ce n’était pas le décret présidentiel, d’expropriation pour cause d’utilité publique, (construction du bassin de rétention) les parties civiles auraient leur terrain.

















