
Devant la barre, Moussa Sarr a reconnu les faits soulignant toutefois, que l’argent a été encaissé par Ndèye Falla Seck, se trouve être la fille de l’ancien président de la Jeanne d’Arc et la Fédération sénégalaise de football (Fsf).
En effet, Moussa Sarr, qui a créé un centre de football au quartier de Niary Tally, proposait à ses victimes des tournois de foot qui devraient se dérouler en Europe. Et à l’en croire, c’est la dame qui était l’instigartice.
C’est ainsi qu’il avait proposé à ses pensionnaires un premier tournoi à Valence, moyennant 250.000 francs pour la participation individuelle. Ce qui n’était que leurre, puisque le tournoi n’existait même pas.
Cependant, lorsque le projet d’un autre tournoi pour l’Espagne leur a été présenté, les parents des footballeurs ainsi que d’autres jeunes du quartier de Niarry Tally qui rêvaient de s’émigrer, ont voulu saisir l’opportunité pour assouvir leur folle ambition de quitter le pays.
A cette fin, douze parmi eux ont versé des sommes comprises entre 700.000 et 2.000.000 de francs Cfa. Comme le premier tournoi, celui-ci, n’a pas eu lieu finalement.
Ce n’est qu’après multiples renvois de cette compétition, que les jeunes ont réalisé qu’ils avaient été roulés dans la farine. Et c’est ainsi qu’ils ont réclamé leur argent à un Moussa Sarr incapable de restituer l’argent encaissé qu’ils ont finalement fini par traîner en justice.
Tous ont déclaré avoir remis de l’argent à Sarr. C’est pourquoi, leurs avocats considèrent ce dernier comme l’unique responsable et ont exigé par conséquent la restitution de l’argent en sus de 500.000 de dommages au bénéfice de certains plaignants.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur a requis une peine d’un an ferme. Ce dernier a fait savoir qu’il voulait requérir deux (2) mais, s’est ravisé du fait de l’absence à la barre de Ndèye Falla Seck.
Une absence dénoncée par les avocats de la défense qui estiment qu’on ne peut pas mettre tout sur le dos de leur client. Les avocats considèrent que la dame devait répondre de ses agissements dès l’instant qu’elle avait reconnu à l’enquête de police, avoir reçu de l’argent.
Selon toujours les avocats, elle avait même remboursé certaines personnes avant de se rendre en France. Compte tenu de ces raisons, ils ont demandé que les faits d’escroquerie soient disqualifiés en complicité.
Selon les avocats de la défense, Moussa Sarr n’est pas le cerveau mais un simple intermédiaire. Sur ce, ils ont sollicité l’application bienveillante de la loi.
Dans son verdict, le tribunal a reconnu Moussa Yoro Sarr coupable d’escroquerie et l’a condamné à six (6) mois d’emprisonnement ferme et à plus d’une dizaines de millions de francs Cfa d’intérêts civils.


















