
L’Etat doit encore de l’argent au secteur privé. « Je tiens à préciser, qu’il s’agisse de la dette budgétisée ou de la dette hors budget, plus de 70 % des montants échus et non payés, concernent nos membres. Ce qui signifie que, comme toutes les entreprises du secteur privé, celles du Cnp dont les créances relèvent de la dette budgétisée, ont été payées. Par contre, celles relevant de la dette hors budget ne le sont toujours pas et il s’agit d’une centaine de milliards de francs Cfa. Le règlement de cette dette intérieure dans les meilleurs délais, constitue notre préoccupation majeure. Maintenant, chaque organisation patronale a sa stratégie pour se faire entendre », a expliqué Baidy Agne dans un entretien avec Walf quotidien..
Il a par ailleurs fait savoir qu’un audit a été commandité pour cette dette. « Le cabinet d’audit vient de déposer son rapport provisoire auprès du ministère de l’Economie et des Finances et nous devons nous retrouver dans les jours à venir avec l’Etat sur les conclusions de l’audit. Nous discuterons aussi bien du montant de cette dette intérieure hors budget que des échéances de paiement. Je dois préciser que le Cnp privilégie toujours le dialogue avec l’Etat et les partenaires au développement, car notre seule préoccupation est que les entreprises soient payées et le plus tôt possible. Mais notre argent - et je suis moi-même concerné- nous ne le récupérerons que si les partenaires au développement renforcent leur confiance à l’Etat du Sénégal et si les efforts d’assainissement budgétaire se poursuivent », ajoute-t-il.
L’Etat du Sénégal devait officiellement une somme avoisinant 300 milliards de francs CFA au secteur privé national. Le montant de cette dette ainsi que son apurement ont créé une polémique entre le ministre d’Etat Abdoulaye Diop et les acteurs du secteur privé. Pour expliquer ces créances, l’Etat avait invoqué des difficultés de trésorerie liées à la crise économique mondiale.





























