
« Yayah Jammeh doit être traduit devant la Cour pénale internationale », a déclaré Abucarr Baldeh, ce lundi 28 septembre, au cours de la table ronde sur les propositions de la Gambie visant à modifier les dispositions relatives à la compétence et l’accès à la Cour de la justice de la Cedeao.
Cet ancien ministre gambien justifie ses propos par l’escalade de la dictature dans son pays. « Depuis 15 ans, il n’existe pas de justice, ni démocratie, ni droits huamians en Gambie », soutient-il.
Poursuivant ses récriminations à l’endroit du régime de Yaya Jammeh, le patron de la Coalition gambienne des droits humains basée à Dakar ajoute : « la société civile est muselée en Gambie et tous les instruments pour garantir la démocratie, la justice sont sous le magistère de Jammeh ».
Ce dernier dit-il, « recrute des juges pour des tâches bien déterminées avant de les révoquer ». Et à l’en croire, les juges qui tentent d’exercer un travail professionnel sont tout simplement révoqués et ce sont souvent des étrangers qui sont recrutés pour faire « des tâches spécifiques ».
Se désolant de l’impuissance de l’Assemblée nationale à faire face « aux actes dictatoriaux » de Yayah Jammeh, M. Baldeh soutient que la Gambie est devenue « une prison en plein air » où toutes les voix dissidentes sont emprisonnées.
A cela s’ajoute, indique l’ex-ministre, « les intimidations et les morts mystérieuses innombrables ».




























