
La nouvelle loi fait de l’entrée ou du séjour irrégulier en Italie un délit puni d’une amende de 5.000 à 10.000 euros. Entre 3,5 et 6,5 millions de frs CFA.
Toute personne ayant volontairement loué un logement à un immigré clandestin en connaissant sa situation sera passible de trois ans de prison.
La loi rend obligatoire la présentation du permis de séjour ou du passeport pour déclarer la naissance d’un enfant. Le séjour des clandestins dans les centres de rétention pourra être prolongé jusqu’à six mois (deux mois actuellement), afin de permettre leur identification en vue de leur expulsion.
La loi autorise également les maires à organiser des patrouilles de citoyens non-armés pour renforcer la sécurité dans les rues, comme l’avait suggéré d’ailleurs le parti anti-immigrés de la Ligue du Nord, principal allié de M. Berlusconi. On parle de 400 000 à 500 000 clandestins vivant en Italie.
Cette disposition a suscité de vives critiques de l’opposition, pour qui le gouvernement encourage l’auto-défense.
Le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni a défendu cette mesure, affirmant que la création de groupes de volontaires permettrait au contraire d’éviter que des patrouilles non-organisées ne s’emparent des rues.
Cette loi est vivement condamnée par l’opposition de centre-gauche et les organisations de défense des droits de l’homme.
La loi crée ainsi un délit d’immigration clandestine mais elle ne laisse pas indifférente la commission européenne. Jacques Barrot, commissaire à la justice, veut vérifier leur « compatibilité » avec le droit communautaire, avertissant que « des règles d’expulsion automatique pour des catégories entières ne sont pas acceptables. »




























