
Situé sur un des axes les plus empruntés par le flux de véhicules en provenance de la banlieue, il montre des signes de défaillance. Le revêtement se détériore. La route est parsemée de nids-de-poule. Le goudron est totalement défoncé, laissant apparaître une grande couche latéritique. Les glissières rouillées sont même cassées à certains endroits. Des failles qui obligent les automobilistes à rouler à pas de tortues. Le trafic s’en trouve ralenti, les embouteillages s’accentuent et les risques d’accident s’accroissent.
Ce qui fait dire à un ingénieur en génie civil que « le pont est aujourd’hui un danger pour les véhicules et les piétons ». « L’un des plus grands problèmes de ce pont, c’est sa rampe, qui est très forte. Ce qui se traduit par une difficulté réelle des vieux véhicules, surtout des camions, à monter normalement sur le pont. Et qui est à la source de beaucoup d’accidents ». Aussi, « entre le dessus du pont et la route qui passe dessous, la distance réglementaire de 4,85 mètres n’est pas respectée. Ce qui fait que les camions cognent tout le temps les parois et les fragilisent ».
Conclusion de l’homme de l’art : « il faut une reconstruction d’urgence. Le pont nécessite un entretien total, une remise en état rapide. Tout est à refaire. Il ne répond plus aux normes ».
Pourtant, malgré l’état dans lequel se trouve ce pont, les autorités ne s’émeuvent pas outre mesure. Elles continuent à rafistoler les infrastructures faites sous leur magistère. Par exemple, le pont de la Foire, construit il y a peu de temps, a reçu une autre couche de goudron la semaine dernière. Des ouvriers s’activent toujours sous le tunnel de Soumbédioune édifié à coup de milliards. Pendant ce temps, les automobilistes sont obligés de jouer au rodéo sur le pont « Sénégal 92 » parsemés de crevasses à n’en plus finir.
Lors du vote du budget de son département, Karim Wade, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, interpellé sur la question, a préféré sourire, préférant s’appesantir plutôt sur son… tunnel. Celui de Soumbédioune, situé sur la corniche Ouest de Dakar.
La vérité, c’est que pour les tenants du pouvoir, le « Pont Sénégal 92 » est l’œuvre des socialistes. Une manière de dire aux populations que si vous en souffrez, imputez la responsabilité aux socialistes. Une manière bien politicienne de voir les choses et qui est contradictoire avec la gestion d’un Etat, plutôt basé sur le principe de continuité.
Le jour où surviendra une catastrophe sur ce pont (on ne le souhaite pas), ce ne seront pas les socialistes qui répondront devant l’opinion, mais ceux qui président aux destinées de ce pays.
Comme quoi, on ne fait pas de politique avec la sécurité des citoyens !!!!!!!! Il suffit juste de penser au « Diola ».





























