mardi 21 avril 2009 - CRISE SECTEUR DE L’EDUCATION
Les syndicalistes veulent renouer le fil du dialogue
NETTALI.NET- L’absence d’accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants continue de paralyser le secteur éducatif. Pour palier l’inexistence de dialogue, l’Intersyndicale de l’enseignement, le Collectif des syndicats d’enseignants dit Collectif des neuf, le Directoire unitaire des enseignants de l’élémentaire (Duel) et le Sels ont exigé « l’ouverture immédiate et sans délai, des négociations pour la matérialisation des engagements annoncés par le chef de l’Etat ».

« Nous estimons que du temps a été suffisamment accordé au gouvernement pour convoquer les différents syndicats concernés », écrivent t-ils dans un communiqué.

Dans le document, les syndicalistes exhortent leurs camarades enseignants à renforcer la dynamique unitaire enclenchée pour la satisfaction des questions liées à l’Indémnité de recherche documentaire (Ird), la levée de toutes les sanctions pour fait de grève, le respect des accords signés depuis 2003.

Saluant la médiation du lead-vocal du Super étoile, Youssou Ndour, ces syndicalistes l’invitent à poursuivre sa médiation.

En effet, Youssou Ndour avait initié une médiation entre le président de la République et les syndicalistes dont certains avaient été radiés, sanctionnés ou dégradés par le ministre de l’Education Kalidou Diallo en raison de leur activisme syndicale.

Dans son adresse à la nation précédant la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal, le chef de l’Etat avait déclaré : « J’ai proposé un Forum national sur le statut de l’enseignant et demandé aux Ministres en charge de l’Education de le convoquer dans les meilleurs délais, pour nous permettre de réfléchir sur l’ensemble des paramètres qui font le statut social que nous souhaitons pour nos enseignants ».

- Mis en ligne par Amadou Ndiaye -


  • J espere qu ils ne recommenceront pas a faire des greves sans cesse ces enseignants aiment trop l argent et sont trop pingres ceux que que je souhaite c est qu ils ne sacrifient pas l avenir de ces pauvres eleves AmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiN
  • Depuis quelques années, notre système éducatif national est, à tous les niveaux, secoué par des grèves interminables sur fonds de revendications multiformes. Si ce ne sont pas les élèves et/ou étudiants qui se donnent en spectacle, ce sont leurs aînés et supposés éducateurs/formateurs qui occupent les média en désertant salles de classes et amphi pour soit disant réclamer de meilleures conditions de travail. On aurait rien à redire si d’un autre côté, les enseignants – toutes corporations confondues – se penchaient aussi sur le Grand Malade » qu’est le système lui-même.

    C’est pourquoi, il me semble important, voire indispensable si nous tenons à sauver puis restaurer l’Education Nationale dans son rôle véritable, que les éducateurs, formateurs et enseignants-chercheurs des universités adoptent un autre style de syndicalisme qui doit jouer un rôle de Veille Citoyenne. Il nous faut des échanges sur la vie syndicale à travers des espaces de fora (forums) pour amener les éducateurs que vous incarnez à d’autres types de réflexions : débats d’idées relevés où la masse d’Intelligence fertile que vous « stockez » en soit extériorisée au bénéfice de la Cité.

    On peut en effet se poser un certain nombre de questions :

    • Les Intellectuels universitaires ont-ils seulement pour « tâches » de se concentrer uniquement sur leurs rôles d’enseignants- chercheurs en valsant entre salles de cours et laboratoires de recherche" ?
    • Allons-nous laisser la dérive se prolonger ?
    • Pourquoi laisser la déconfiture du système éducatif perdurer ? A ce rythme, l’année académique 2009/2010 va-t-elle démarrer ?
    • Les problèmes que rencontrent les sites de Ziguinchor, Thiès et Bambey ne nous intéressent-ils pas ?
    • Après avoir fermé les yeux sur la politique aventuriste du Ministère de l’Enseignement Supérieur avec une politique de « la charrue avant les boeufs », est-il normal de se dire « c’est Bambey, pas UGB », donc je dors sur mes deux oreilles ?
    • Comment et pourquoi les locaux de l’ESP-Thiès ne puissent-ils pas être accessibles aux étudiants de la nouvelle université de Thiès ?

    Une autre question me taraude les méninges : Le Droit (donc obligation ?) d’assurer l’inscription en thèse de tous les maîtrisards (+DEA/DESS) ? Ces derniers jours en effet, on a vu et entendu près de 300 étudiants de l’UCAD se faire « entendre » pour « exiger » ce droit. Une petite sous-question : y a-t-il autant de professeurs tous rangs confondus dans cette faculté ? A plus forte le corps magistral autorisé à encadrer des thèses ?

    Quel est le syndicat d’enseignants qui s’est prononcé sur cette question ? Quel syndicat d’enseignants se préoccupe aujourd’hui de la situation des nouveaux sites universitaires ? Une année académique qui « démarre » en avril ? Pendant qu’on y est autant instaurer le système Canadien.

    Nous devons revenir sur terre.

    Concernant les autorités de ce pays, on aime galvauder des concepts du genre « Enseignement Virtuel » ? Pour qui les « Universités Virtuelles Africaines » essaimées à travers nos sites ? D’autres concepts aussi pompeux, les uns plus que les autres, nous sont aussi servis : « Université du Futur Africain », « e-citoyen », « e-gouvernement » [Feu Le Président Poète n’aurait, certes pas apprécié la dépréciation et maltraitance de la Langue de Molière], « gouvernance locale » ! C’est ahurissant à la limite !

    Or, voilà, là en face de nous, des universités virtuelles au propre comme au figuré ! De plus, d’autres universités et/ou centres universitaires sont annoncés à Kédougou et Tambacounda alors que dans ces régions, il n’y a même pas un lycée digne de ce nom. Les parents d’élèves de la Commune de Kidira se débrouillent pour étrenner leur lycée [« physiquement parlant », puisque les premiers bacheliers y sont sortis, tant bien que mal, il y a deux ou 3ans] autorisé à « ouvrir » par l’ancien régime. Le seul lycée construit dans les normes à Tambacounda est l’œuvre de Maam Cheikh MBAYE dit DJILY (Que son âme repose en Paix au Paradis d’ALLAH).

    Or, on nous chante depuis huit (08) ans que 40% du budget de l’Etat sont affectés à l’Education. Un minimum de bon sens devrait inciter tous ces laudateurs à se dire que sur une période de huit bonnes longues années, ce budget aurait logiquement dû se voir hausser ne serait-ce que de 0,01% pour être affectés par exemple à l’éducation de base [où sont les tout-petits qui naissent par centaine ? ] Mais non ! C’est 40%, point barre ! Pendant ce temps, les flux augmentent. Dakar étouffe à la limite de l’explosion, Saint-Louis décline dangereusement, Ziguinchor, Thiès, Bambey se cherchent encore. Alors pourquoi promettre la lune à Tambacounda et Kédougou ? Ce qu’il faut à ces nouvelles régions, c’est d’abord le désenclavement, des structures de base au niveau de la santé, de l’éducation primaire et moyen secondaire, des infrastructures de ravitaillement en eau potable, l’électrification rurale. Ce qu’il faut à ces régions, ce sont de bonnes écoles de formation professionnelles qualifiantes dans les métiers de l’agriculture, de la foresterie, etc. Les universités peuvent attendre.

    Nous aurions applaudi si, sans les résoudre intégralement, les problèmes de Dakar et Saint-Louis étaient amoindris au point de ne plus créer des dysfonctionnements majeurs. Nous aurions applaudi si Ziguinchor, Bambey et Thiès étaient mis correctement sur les « rails ». Ces conditions réunies, c’est à Kaolack qu’il faut implanter une grande université, parce que Kaolack est un carrefour national transfrontalier. Alors, rien n’empêcherait de créer un CUR à Tambacounda. Ce CUR pourrait se muer en Université dans le long terme pour permettre à Kédougou d’avoir « son » CUR. Etc.

    Malheureusement, non seulement la politique de l’éducation est mauvaise mais en plus l’Etat ne respecte pas ses engagements et ceux qui devraient servir de « Gardiens du Temple » ont d’autres préoccupations. A juste raison, d’une part. Mais cela ne justifie nullement le silence coupable des universitaires.

    Le plus dramatique, c’est que certains « intellectuels universitaires » se la coulent douce dans les lambris dorés du pouvoir. D’autres, à travers des strapontins, souvent acquis après moult gesticulations, utilisent et usent des moyens des enfants de ce pays pour instaurer des entités quasi-autonomes et quasi-privées dans les universités.

    Y a t-il encore un Ministère de l’Enseignement Supérieur dans ce pays ? C’est comme si chaque université avait son Ministère à elle. Pour l’éducation de base, l’enseignement moyen et secondaire, n’en parlons même pas.

    On enseigne, on cherche. Mais le Rôle Citoyen semble avoir été mis aux oubliettes ! Un pays est une Entité. Lorsque chacun fait la loi dans son coin, il y a lieu d’avoir peur. Et moi, j’ai peur ! Peur pour mon pays, peur pour la jeune génération et celles à venir. A tous les niveaux. Au-delà des « intérêts matériels et moreaux » de leurs corporations, il y a l’intérêt du pays. Il est aujourd’hui vital de se poser mille et une questions sur ce que deviendra le système éducatif sénégalais si nous continuons à ne défendre que nos chapelles ! Il y a péril en la demeure parce que, sur cette lancée, nous ne pourrons même plus nous occuper de nos « intérêts matériels et moreaux », car il faut d’abord avoir le cadre pour cela. Le syndicalisme doit mener vers d’autres types d’actions et de réflexions. Ou alors, faudra t-il inventer un autre type d’actions citoyennes tendant à une dynamique de »sursaut » et d’éveil. Je salue à ce titre le professeur Mamadou Youry SALL de l’UGB qui j’espère, avec le collectif qui travaille avec lui, parviendra à fédérer le grand nombre. Je rends également hommage aux professeurs Sakhir THIAM, Mary TEUW NIANE, Maguette THIAM (UCAD) et à mon très cher professeur Mamadou FAYE (UCAD, ancien Directeur de l’Office du BAC). D’autres jeunes, que je préfère ne pas citer ici, se battent dans l’ombre sur la lancée de ceux que je viens de citer. Ils sont tous à l’UGB.

    Paix.

    Oumar SY. « Université Virtuelle PanafricanISte ».


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