
Le président de la Fsf n’a pas apprécié la récente sortie de l’ancien international camerounais, Joseph Antoine Bell sur le football sénégalais. ’’Il est déplorable qu’il ait prophétisé l’échec d’Amara Traoré. Ce sont des attaques péremptoires, même si sa carrière n’a pas été flamboyante comme il l’aurait souhaité’’, réplique Me Senghor qui pense tout de même qu’il appartient aux Sénégalais de démentir Joseph Antoine Bell sur le terrain.
Et le seul moyen de le démentir est dans la reconstruction du football : ’’L’option de reconstruction de notre football n’est pas négociable. Il faut tourner la page du passé et s’orienter résolument vers une politique à moyen terme’’, a asséné le président de la Fsf. En d’autres termes soutient Me Augustin Senghor, ’’ce n’est pas avec des joueurs en fin de carrière que notre football sera reconstruit’’. Néanmoins, il estime que les joueurs compétitifs peuvent avoir leur place dans l’équipe nationale, mais que tout dépend du choix des entraîneurs.
Dans l’optique de reconstruction du football sénégalais, Me Senghor explique que la nouvelle équipe de la Fsf a mis en avant une nouvelle politique axée sur les petites catégories. A cet effet, renseigne-t-il, il existe des canaux de suivi en direction des expatriés.
Faisant le diagnostic de la crise du football sénégalais, Me Senghor dira que le manque de communication et d’ouverture a été à la base de toutes les difficultés rencontrées. Avant d’ajouter : ’’nous allons trouver des relais pour être en contact avec la base, car en cas de nouvelle crise, notre foot ne se rélèvera plus’’.
Sur un autre front, l’avocat s’est inscrit dans la logique du Bâtonnier de l’ordre des avocats en ce qui concerne la corruption dans notre système judiciaire. ’’Il y a beaucoup à faire pour toute la famille judiciaire. Il faut assainir davantage car, c’est capital pour l’environnement des affaires’’, a-t-il martelé.
Il a également fustigé la violence politique ainsi que l’impunité manifeste dont bénéficient certaines personnes au Sénégal. ’’Il faut arrêter cette spirale, car l’impunité ouvre la voie à l’excès, à la loi du talion", déclare le président de la Fsf, par ailleurs maire de Gorée.

















