mercredi 21 mai 2008 - SENEGAL-JUSTICE-AFFAIRE CHANTIER DE THIES
Suite mais pas fin pour Idy Seck, après 7 heures d’audition
NETTALI - La commission d’instruction de la Haute cour de justice n’a pas finalement rendu le non-lieu qui était attendu sur l’ancien Premier ministre et ex-maire de Thiès. Celui-ci est sorti, sans être tout à fait fixé sur son sort ce mercredi de l’audition de la commission d’instruction mis en place dans le cadre de l’Affaire dite des Chantiers de Thiès.

La commission d’instruction de la Haute cour de justice n’a pas finalement rendu le non-lieu qui était attendu. Elle s’est juste contentée d’auditionner encore une fois l’ex-Premier ministre pendant plus de 7 tours d’horloge. Me Boucounta Diallo, l’un de ses avocats, estime qu’il y a rien de nouveau dans ce dossier et que d’une manière ou d’une autre son client ne peut bénéficier que du non-lieu total car aucune preuve qui pourrait l’accabler n’a été trouvée.

Une audition de plus. Presque les mêmes déclarations. Pas d’avancement dans le dossier. Le non-lieu total attendu n’a finalement pas été rendu. La commission d’instruction de la Haute cour de justice n’a fait qu’auditionner encore une fois l’ancien maire de Thiès et ex-Premier ministre, Idrissa Seck.

L’instruction suit son cours, mais Me Boucounta Diallo, l’un des avocats d’Idrissa Seck, estime que la justice n’a d’autres choix que de blanchir son client. Car aucun élément de preuve n’a été rapporté permettant d’entrer en voie de condamnation. Cette affaire des chantiers commence à durer.

C’est suite au vote de la résolution par l’Assemblée nationale portant mise en accusation de l’ancien Premier ministre qu’Idrissa Seck a été inculpé le 10 août 2005 de faux, usage de faux, soustraction, détournement, recel de deniers publics, usurpation de titre, manœuvres tendant à obtenir des sommes ou des avantages matériels indus et prise illégale d’intérêts puis placé sous mandat de dépôt le même jour. Dans un arrêt n°4 du 07 février 2006, la commission d’instruction de la Haute Cour de justice lui avait fait bénéficié d’un non-lieu partiel pour ce qui est des préventions d’usurpation de titre et de détournements de deniers publics relatifs à la gestion des comptes des fonds politiques affectés au Président de la République. La commission estimait « qu’aucune pièce de la procédure ne permet de le (Idrissa Seck) contredire ; qu’il est, en tout état de cause, admis que la gestion des fonds politiques relève de l’entière discrétion du Président de la République qui peut en disposer selon sa seule volonté. Dès lors, aucune investigation ne saurait être envisagée sur le sort de ces crédits spéciaux qui échappent aux règles de droit commun de la comptabilité publique (…) ».

Pour ce qui est de l’inculpation de « manœuvres tendant à obtenir des sommes ou des avantages matériels indus et de prises illégale d’intérêts (faux, usage de faux, surfacturations), l’arrêt n’a pas défini de position définitive. Juste a-t-il fait un éclairage. « S’agissant de l’approbation du marché public litigieux du 03 octobre 2003 attribué à l’entreprise Jean Lefebvre-Bara Tall, l’accusé Idrissa Seck a déclaré que c’est par ignorance qu’il a apposé sa signature sur l’acte d’approbation bien que la compétence pour ce faire fut déjà transférée au Ministre des Finances par le décret du 26 septembre 2003 ses services lui ayant soumis le dossier d’approbation sans attirer son attention sur le transfert de compétence intervenue », lit-on dans l’arrêt.

La commission mentionne en outre que « en ce qui concerne les surfacturations visées dans l’acte d’accusation qui aurait permis à Idrissa Seck d’accomplir des actes de corruption ou de concussion, il y a lieu d’observer que les premiers bénéficiaires éventuels de ces surfacturations ne peuvent être que les entrepreneurs ». Toutefois, l’arrêt ajoute que « même si leur (les entrepreneurs) responsabilité était établie, il resterait à prouver comment Idrissa Seck a pu bénéficier sciemment des produits des surfacturations ». Ce qui veut dire qu’il ne suffit pas d’envoyer Bara Tall et autres en prison pour atteindre Idrissa Seck. Il faudra des preuves.

Malgré tout leur argumentaire, les juges de la commission d’instruction n’ont pas accordé le non-lieu à Idrissa Seck sur les chefs d’inculpation de faux, usage de faux, manœuvres tendant à obtenir des sommes ou des avantages matériels indus et de prises illégale d’intérêts. Juste ont-ils ordonné « le non-lieu partiel sur les faits d’usurpation de titre et de détournement de deniers publics relatifs à la gestion des fonds politiques ». Ils ont, en outre, ordonné « la continuation de l’information sur les autres faits visés dans la résolution de mise en accusation ». Ce qui veut dire qu’Idrissa Seck continue d’être poursuivi pour faux, usage de faux, soustraction, manœuvres tendant à obtenir des sommes ou des avantages matériels indus et prise illégale d’intérêts. C’est sur ces derniers chefs d’inculpation qu’il attend un non-lieu qui le blanchirait totalement.

- Mis en ligne par Nettali -


  • Idy est l’otage de Wade, c’est tout il est temps qu’il se batte et prenne ses responsabilités, le sénégal l’attend
  • Idy a cher payé ses avocats pour qu’ils intoxiquent et désinforment le peuple. Il sait parfaitement qu’il est cuit et son silence n’est que l’expression d’une peur qu’il nourrit. Idrissa Seck, n’a été blanchi que pour les faits d’usurpation de titre et de détournement de deniers publics relatifs à la gestion des fonds politiques du Chef de l’Etat. Aussi, reste-t-il toujours poursuivi pour faux, usage de faux, soustraction et manœuvres tendant à obtenir des sommes ou des avantages matériels indus et prise illégale d’intérêts comme l’indique clairement ce passage de l’arrêté qui ordonne la continuation de l’information sur les autres faits visés dans la résolution de mise en accusation.
  • VIVE IDY..VIVE REWMI..CA KAW CA KANAM !!!!!!
  • POUR UNE THERAPIE DE CHOC CONTRE LE MAL

    A tous ceux qui sont dépaysés à cause du triste louvoiement des fauves (mais surtout à tous les autres)

    « Le manque de cheminement rectiligne est toujours source de divagations malheureuses, elles-mêmes causes inévitables d’égarement fatal »

    Le Jugement « de redirection » du JUGE

    Si les futurologues et autres prospectivistes s’exercent à scruter l’avenir sur de longues périodes, c’est moins par fantaisie scientifique que par un souci légitime de se faire une idée nette sur deux choses fondamentales dans la marche de toute nation.

    • D’abord, c’est pour appréhender et maîtriser d’avance la physionomie que devrait revêtir l’avenir parfois plein d’incertitudes,
    • Ensuite, c’est pour mieux se forger une opinion sur les voies et moyens exigibles pour réaliser cet objectif incontournable pour toute communauté humaine qui veut s’assurer une belle destinée.

    Sous ce rapport, les propositions délirantes auxquelles nous avons assistées ces derniers temps, dans la passe d’armes plus que regrettable qui a opposé les politiciens au pouvoir et ceux du camp adverse, seraient certainement des pistes trop accidentelles pour faire accéder le pays à la délivrance.

    En effet, le vif échange d’arguments polémiques plus que plats que les responsables de tous nos malheurs (ceux d’hier et d’aujourd’hui) nous ont servis, et curieusement sans aucune gêne, laisse apparaître au grand jour leurs carences respectives à livrer les bonnes recettes qu’il nous faut pour sortir de la crise.

    Nous avons ainsi une belle occasion de pouvoir dire « Eureka » comme Archimède sans devoir recourir comme lui à un quelconque détour scientifique pour jauger le poids et le volume « des couronnes de nos monarques ».

    Sans que nous ayons besoin de faire le moindre effort, l’actualité perfide nous a généreusement offerte en direct (de leurs propres bouches à nos propres oreilles), la preuve irréfutable que leurs « serre-têtes » ne pèsent vraiment pas plus lourds que la cervelle d’un petit moucheron de pâturages.

    D’AILLEURS, C’EST CERTAINEMENT TOUT CELA QUI FORME LA DOULOUREUSE REALITE QUI A ENGENDRE LE MAL.

    Devant des gens de cette trempe, il est évidemment dérisoire de parler de vision encore moins de plans et autres stratégies, les leurs étant tout simplement synonyme de vagues chimères et pire encore de manipulations vipérines.

    Leurs déclarations péremptoires qui ne s’adossent que sur de petits calculs d’intérêts politiciens, sont peu soucieuses d’une quelconque fatalité des populations actuellement malmenées par la misère et la détresse.

    Elles ne peuvent que conduire à une impasse regrettable pendant que la gangrène continue de miner insidieusement le pays.

    C’est dire simplement que ce ne sont pas les différentes initiatives mirobolantes et les autres plans d’ajustement vides de substance, suggérés de part et d’autre, qui constitueront les bons indices de sortie honorable du dédale.

    Etant donné que nous nous trouvons tous dans « ce satané bateau de la Terranga » qui tangue dangereusement au milieu d’une tempête pleine de tant d’aléas, c’est avec lâcheté que nous nous serions soustraits au devoir de contribution qui incombe à chacun de nous dans la noble tâche de recherche d’une solution heureuse.

    C’est vraiment dommage que nous ne puissions pas emmener, jusque chez nous, l’équipe géniale des fantastiques « Maçons du cœur » pour qu’ils puissent « tout démolir et tout reconstruire » miraculeusement pour nous comme ils savent si merveilleusement le faire.

    Alors, nous allons nous contenter, très humblement, de proposer une alternative d’intervention moins hasardeuse, moins encombrante, plus crédible et plus efficace, que toutes les « masturbations intellectuelles » partisanes qui nous ont été servies jusqu’ici.

    IL S’AGIT D’UNE APPROCHE TRES SIMPLE.

    Nous postulons que le chef de l’Etat est bien le Président de cette belle République que nous partageons tous et sans exception et que la lourde responsabilité de la conduite des affaires de la nation lui a été confiée « par nous-mêmes » (svp pour la polémique ce sera après le déluge).

    Alors, nous allons lui demander tout simplement de mettre sur pieds et en toute neutralité, dans les dix jours à venir, un groupe d’experts nationaux et internationaux de très haut niveau capables de réfléchir avec compétence et très sérieusement sur notre sort.

    Celui-ci va tout bonnement se retirer pendant deux semaines en conclave quelque part de très calme pour nous produire un document-guide de haute tenue scientifique et technique (la précision est très importante) de sortie de crise immédiatement applicable et sans aucune supercherie.

    Vous aurez remarqué que nous avons délibérément esquivé le recours à toute approche participative, notre modeste expérience en la matière nous interdisant formellement de leur prêter une quelconque confiance et crédibilité dans le présent contexte. Elles ne seront que sources inévitables d’enlisement et d’inefficacité.

    Le document de référence pour une action inédite de développement national volontariste ne devra comporter que des mesures sensées, réalistes et réalisables, avec des indications très claires sur les responsabilités des uns et des autres, les moyens (humains, matériels et financiers) qu’il faut à court, moyen et long terme pour résorber efficacement la crise actuelle et poser le pays définitivement sur la rampe de l’émergence.

    Les conclusions de ce « groupe consultatif international » seront immédiatement soumises aux représentants des bailleurs de fonds présents au Sénégal pour leur validation/acceptation et leur engagement effectif et indéfectible (et surtout pas de bouffonneries cette fois-ci de la part de nos amis qui sont des spécialistes du lâchage quand il s’agit de respect de leurs engagements) en vue de l’exécution à la lettre, sans conditions et sans délais de toutes les recommandations définitivement retenues de façon consensuelle.

    Un « comité international de suivi » composé de tous les râleurs d’ici et d’ailleurs (20 à 30 membres au grand maximum) de tous bords (qui ne savent même pas toujours ce dont ils parlent), sera mis promptement en place pour assurer le « follow-up » de la mise en œuvre sous l’encadrement vigilent d’autres experts spécialistes en la matière commis exclusivement à cette tâche.

    Périodiquement, cinq porte-paroles de ce comité international de suivi vont se présenter, avec un chef de file, devant tous les Sénégalais et « leurs différents Dieux » (eh oui celui d’Abraham et de David mais aussi ceux de tous les autres).

    Ainsi, ils pourront rendre compte, en temps réel, de l’état d’avancement de l’exécution de cette « véritable-vraie-grande-offensive » et si nécessaire, appeler au banc des accusés pour sanction populaire tous ceux qui auront failli à leur responsabilité patriotique devant l’histoire en marche de notre « fabuleuse » nation.

    Si nous arrivons par une telle combinaison à trouver la solution durable à la lancinante question de survie qui nous embouteille présentement, nous n’aurons fait rien d’autre que remplir avec aristocratie notre propre devoir envers nous-mêmes et envers les générations futures.

    Dans tous les cas, nous sommes obligés de trouver la meilleure stratégie pour nous extirper avec mérite hors de cette malheureuse situation devenue peu honorable pour nous tous.

    A cet effet, il faut seulement se rappeler que ce n’était vraiment pas des mots en l’air quand Sénèque le Père soutenait jadis avec pertinence « qu’il n’y a point de vent favorable pour qui n’a pas de port d’attache ».

    ALORS, PENDANT QU’IL EST ENCORE TEMPS, AUTANT CHEMINER CARREMENT VERS L’ESSENTIEL, CAR PLUS TARD CE SERA DEJA TROP TARD.

    Il faudra bien qu’on s’y mette tout de suite avec sérieux et détermination, car nous ne pourrons pas vivre éternellement de nos jeux d’enfants et de nos amusements cérébraux.

    A la place du charlatanisme et de la légèreté, c’est seule l’expertise, c’est-à-dire le savoir et le savoir-faire avérés, qui pourra nous sauver de la descente qui mène inéluctablement aux enfers, ne L’OUBLIEZ JAMAIS !

    Le JUGE

    talamy5@yahoo.fr



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