
Selon la dépêche de l’APS, ‘’L’avion de la National Air Services (NAS, 2ème compagnie aérienne saoudienne) assurait, depuis le début, les vols de la mission officielle du pèlerinage. Pour son 3ème vol, il a quitté Djeddah et a fait escale à Tripoli. Après son ravitaillement en kérosène, il a malheureusement connu une crevaison qui l’a obligé à se poser à l’aéroport de Maetiga, à 70 Km de l’aéroport international de Tripoli’’, a expliqué la direction générale de l’agence.
Aucun dégât matériel et corporel n’est heureusement pas à déplorer, selon le directeur général de l’ANACS, Arona Cissé parlant des effets sur l’équipage et les passagers. ‘’Immédiatement’’, M. Cissé confie avoir ‘’saisi les autorités gouvernementales (sénégalaises) qui, à leur tour, ont sollicité les autorités libyennes pour qu’elles portent assistance à l’équipage et aux passagers’’.
En conséquence, signale l’ANACS, ‘’le vol qui devait partir de Djeddah à 20 heures (TU) fournira la logistique nécessaire (à l’équipage immobilisé à Maetiga), pour que les pèlerins soient ramenés dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais’’. ‘’Nous nous activons pour que rapidement, les gens (pèlerins en attente à Maetiga) reviennent’’, a ajouté la direction générale de l’Agence nationale de l’aviation civile du Sénégal.
Pour rappel, on n’en est pas aux premiers couacs dans les vols officiels de ce pèlerinage 2008. L’avion qui effectuait un vol direct pour la Mecque, avait été contraint d’atterrir en Lybie, pendant 2 bonnes heures. Ce qui n’avait plus inspiré confiance aux pèlerins. La RFM avait, à l’époque, joint une pèlerine, qui, sous couvert de l’anonymat déclarait : « l’avion n’inspire plus confiance. J’interpelle l’Etat pour qu’il prenne des mesures idoines, afin d’éviter un 2ème diola aérien ». D’autres pèlerins avaient estimé que : « tout au long du voyage, un membre de l’équipage procédait à des rafistolages, à l’intérieur de l’avion. Les voyageurs ont stressé, durant tout le vol".
Une pèlerine avait par ailleurs trouvé la mort après un internement en réanimation, à l’hôpital général de Grand Yoff, suite à un atterrissage forcé du DC 10. Elle avait pris peur, même si par ailleurs, on n’avait pas clairement établi le lien entre sa mort et la peur suscitée par l’atterrissage forcé.
Le choix du transporteur Zam Zam avait également été très contesté pour son manque d’expérience dans ce domaine. L’acheminement des pèlerins vers la Mecque avait été toujours assuré par la compagnie Air Sénégal International et n’a jamais connu des désagréments et un manque d’organisation de cette ampleur.

















