
Pour un chef d’Etat, nommer une personnalité pour s’occuper de questions humanitaires est somme toute banal. Sous son magistère, le président français François Mitterrand avait nommé Bernard Kouchner afin qu’il s’occupe d’Affaires humanitaires. C’est à peu près ce même rôle que joue aujourd’hui l’ancien président des Etats-Unis d’Amérique, Bill Clinton aux côtés de Barack Obama avec le drame qui frappe le peuple haïtien.
C’est que nous sommes dans un monde frappé de plus en plus par des catastrophes. Désormais, il ne se passe plus un hivernage, sans que des inondations ne surviennent au Sénégal qui n’est pas à l’abri d’autres catastrophes. Le président de la République, Me Abdoulaye Wade semble s’inspirer de ce qui s’est passé en Haïti pour institutionnaliser l’humanitaire au Sénégal, même s’il y a eu l’expérience de l’Ong « L’Afrique aide l’Afrique ».
Le ministre ne s’occupera pas seulement d’affaires humanitaires au Sénégal, mais également sur le plan international. Le Sénégal comme d’autres Etats dans le monde, est venu au secours du peuple haïtien à l’occasion du drame qui le frappe et pourrait aussi être amené à le faire pour d’autres peuples dans le monde qui pourraient connaître le même sort.
Le ministre des Affaires internationales et humanitaires pourrait dans le cadre de sa mission prendre contact dans le monde avec des Ong qui s’illustrent dans ce domaine.
Il est toutefois à noter que le poste confié à Lamine Bâ n’est pas un département ministériel. Il s’agit juste de compétences confiées par le président de la République.
Docteur en sciences politiques, Lamine Bâ n’atterrit pas ainsi en terrain inconnu puisqu’il s’occupe des relations internationales du Parti démocratique sénégalais. Ce qui a permis de souvent représenter son parti dans les réunions de l’International libéral.
Mais la question est toutefois de savoir si ce ministère en tant que tel, ne vient créer une redondance par rapport à des ministères tels que celui des Affaires étrangères, ou encore celui chargé de la Coopération internationale voire des Affaires sociales ? L’autre question légitime que l’on pourrait se poser, est de savoir si le Sénégal en tant que pays sous développé vivant essentiellement de l’aide au développement, a l’envergure nécessaire pour jouer un rôle majeur dans le domaine de l’humanitaire, sur le plan international ?




























