
Winnie est sans doute la seule personne à pouvoir s’en prendre aussi brutalement à l’icône de la libération africaine incarnée par son ex-mari. Le président ivoirien Laurent Gbagbo avait déjà tenu à minimiser l’envergure de Mandela : « Nelson Mandela est un homme politique. Ce n’est pas un mythe », avait-il déclaré dans une interview à Jeune Afrique. Mais cette affirmation n’est rien comparée aux propos de Winnie dans une interview accordée à un quotidien britannique.
En effet dans cette interview publiée le 8 mars, la Mama Mandela s’en prend vertement à Nelson Mandela et affirme que ce dernier avait perdu son âme. Dans sa dernière livraison, Jeune Afrique nous apprend que depuis la sortie de Winnie, des commentateurs et journalistes égratignent le mythe que Mandela représente.
Ainsi, selon Winnie Mandela : « Mandela nous a laissé tomber. Il a accepté un marché de dupes. Du point de vue économique, nous sommes toujours exclus. L’économie est toujours aux mains des Blancs. Il y a bien quelques Noirs, en façade, pour donner le change, mais la plupart de ceux qui ont donné leur vie à la lutte sont morts pour rien. ».
Loin de s’arrêter là, Winnie sans prend à l’état de santé de Nelson et le traite d’« entreprise ». « On le promène partout sur sa chaise roulante pour collecter des fonds et il en est satisfait » affirme t-elle.
Très remontée contre ce dernier, elle dit ne pas lui pardonner d’être allé recevoir le Nobel de la Paix avec son geôlier, l’ancien président Sud-africain, Frederick De Klerk. Mais Mandela n’est pas le seul à subir les foudres de Winnie.
Selon Jeune Afrique, Le révérend Desmond Tutu en a pris lui aussi pour son grade, puisqu’il a été traité de « crétin » par Winnie. « Il a eu le front de me convoquer en 1997, devant la Commission vérité et réconciliation qui m’a rendue responsable de meurtres. Je lui ai dit mes quatre vérités. Que lui et d’autres crétins dans son genre étaient à leur place grâce à notre lutte et que j’étais assise à la mienne à cause d’actions réalisées pour avoir la liberté » lâche t-elle.




























