
NETTALI.NET - Que veulent Oumar Sarr et ses camarades qui tenaient, dimanche 11 novembre 2012, une conférence de presse et qui ont rappelé au procureur spécial que “la reddition des comptes devrait s’appliquer à tous ceux qui ont exercé des responsabilités durant le régime de Abdoulaye Wade, c’est-à-dire depuis 2000, sans exception” ? Pourquoi ne remonterait pas à l’époque Senghor ou Diouf pendant qu’on y est afin que tous ceux qui ont eu à exercer le pouvoir rendent des comptes ?
Une posture d’Oumar Sarr et Cie pas très logique ! A t-on déjà vu un président de la république qui commandite un audit contre lui ? Soyons sérieux une seconde.
Que l’on sache, le Président jouit d’une immunité durant l’exercice de sa fonction. Et si l’on se souvient bien, Macky Sall a récemment dit sur France 24, que Me Wade ne saurait en aucun cas être poursuivi. Qu’est ce que cela veut-il dire au fond ? Sinon que lui-même ne saurait être poursuivi. Sauf que le Président ne doit pas l’oublier, celui pas lui qui blanchit, encore moins ne décide, c’est bien à la justice de le faire.






Idiovisuel




























L’origine de la fortune n’a jamais autant intrigué sous nos cieux. Mais depuis qu’un premier ministre peut à cause de sa station, devenir immensément riche. Et les choses se sont aggravées, depuis qu’un Idrissa SECK, très en verve, a affirmé devant un panel de fonctionnaires internationaux : qu’il était né pauvre, mais été devenu riche. Ensuite, Souleymane Ndéné NDIAYE, dira lui, avec le ton naturel qu’on lui connaît que c’est le président Abdoulaye WADE, qui l’a enrichi. Enfin, Macky SALL à son accession à la magistrature suprême fera une déclaration inopportune, d’un patrimoine évalué parraît –il à huit milliards de nos francs, selon son beau frère Abdoulaye BALDE.
Tous ces trois ont un dénominateur commun. Ils ont été premier ministre de la république du Sénégal. Mais avec ou sans une caisse noire, décliner un avoir personnel, comme l’a fait notre nouveau président est tout de même inquiétant. Mais, le plus grave, reste, la réaction de l’honorable député Monsieur Abdoulaye BALDE, qui consent que tout le monde s’est enrichi et invite au déballage, comme si leur pacte de non dénonciation avait été rompu, depuis qu’il a été convoqué pour enquête. Es-ce que sous les précédents présidents : SENGHOR et DIOUF, la fonction de premier ministre équivalait à la fortune, durant et après son exercice. Je ne le pense pas, parce que Habib THIAM et Abdou DIOUF, malgré leurs cursus et leur longévité politique, ne doivent pas être aussi riches ces enfants du gâteux président Abdoulaye WADE.
Quant au tout nouveau premier ministre Abdoul MBAYE, on lui prête un rôle très peu honorable, dans la mise en circulation de l’argent que le président HABRE, aurait introduit au Sénégal. Finalement, ou c’est le poste de premier ministre qui est compromettant ou il entraîne la résurgence du passé cafardeux de ceux qui l’occupent. L’un dans l’autre, c’est notre opinion qui est à l’origine de tous ces remous qui risquent d’éclabousser plus d’un. Oui le Commissaire Abdoulaye BALDE a bien raison, on ne peut commencer à enquêter que sur les gens qui sont restés au PDS et au pouvoir après 2008. C’est un peu, une manière de justifier la loi EZAN, votée pour occulter des questions, dont la résolution nous aurait permis de purger les hypothèques, qui pèsent sur notre avenir commun.
Et si vrai qu’avec l’alternance, les scandales se sont multipliés et l’impunité, le pardon et l’oubli étaient devenus les puissants leviers de gouvernement, la faute de l’initiateur de cette incurie, c’est d’avoir le sénégalais, dans sa nature. On ne peut pas circonscrire le mal, à cette seule période, sauf si on veut innocenter les uns et sanctionner les autres, pour la satisfaction d’une opinion publique à la recherche du sensationnel. Cette démarche renferme les germes d’une justice à deux vitesses, dépeinte comme la justice des vainqueurs. Nul ne peut convaincre les sénégalais, que les faveurs du régime de Maitre Abdoulaye WADE et les indélicatesses, qui l’ont accompagné depuis l’aube de l’alternance se limitent à sept personnes. La bonne gouvernance, au nom de laquelle, ces mesures sont initiées, requiert une égalité devant la loi d’abord, et ensuite une liberté de ceux qui constituent les corps de contrôle et la machine judiciaire.
Et le mieux à ce jour, serait d’initier les réformes qui rendront à notre justice son indépendance. Après cela, il sera plus facile de savoir, qui a fait quoi, quand et comment ? C’est à cause d’une justice libre qu’en France, les deux derniers présidents ont pu être inculpés, pour des actes délictuels commis avant ou durant l’exercice de la fonction présidentielle. Le président Macky SALL et son premier ministre Abdoul MBAYE, doivent nous dire, comment ils ont fait pour s’autoriser des patrimoines aussi démesurés, que ceux qu’ils nous ont présentés avant de nous gouverner. Après tout c’est le père de l’un d’entre eux, qui disait qu’au Sénégal, on est couché, mais personne ne dort. Sinon, qu’ils nous croire que nous ne sommes pas gouvernés par des hommes d’état, mais par des entrepreneurs.
Citoyen Yérim Ndélla DIEYE