
NETTALI.NET- L’Etat du Sénégal a intérêt à protéger les enfants contre la mendicité et la maltraitance. Sinon, il devra répondre devant la justice de la situation que vivent « des dizaines de milliers d’enfants ».
En effet, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 20 novembre, les associations regroupées au sein de la Plate-forme pour la protection et la promotion des droits humains ont annoncé une plainte contre tous les obligataires en matière de protection de l’enfant.
Parce que justifie le coordonnateur de la Plate-forme évoque , « la persistance de l’exploitation des enfants par la mendicité, le manque de prises de responsabilité de la part des parents et de l’État et de la limite des réponses apportées par les différents acteurs y compris la société civile »
« Dans les villes du Sénégal, des enfants sont dépossédés de leurs droits et vivent dans des conditions assimilables à la servitude et l’esclavage. On sait que ces enfants sont poussés à mendier, à rapporter de l’argent, sinon ils sont battus ou même enchaînés », a t-il ajouté.
Sur sa lancée, M. Wane s’est interrogé sur l’utilité de la force publique, de l’État, des lois, des constitutions.
C’est pourquoi, renseigne le professeur Fatou Kiné Kamara, secrétaire générale de l’association des juristes sénégalaises ( Ajas), « la Plate-forme porte plainte pour non application de la loi 2005-2006 qui garantit aux enfants des milieux défavorisés une protection qui les sauve de la rue, de la maltraitance corporelle et d’actes de pédophilie et pour non-assistance à enfants en danger dans la rue et entre les mains d’adultes coupables de violences sur enfants ».
La juriste de poursuivre : « elle porte aussi plainte pour absence de prise en charge d’enfants mendiants, de défaillance en matière de contrôle du transport transfrontalier et de déportation d’enfants et aussi d’inertie inacceptable, coupable et complice du gouvernement du Sénégal ».
Outrée par la situation qu’elle qualifie « d’esclavage », la juriste de soutenir : « désormais, il n’est plus utile de se rendre à Gorée pour savoir comment vivaient les esclaves. La situation des enfants mendiants et maltraités résument bien cette époque ».






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Quels autres pays hors Afrique noire assistent à cette forme d’injustice à l’égard des enfants sans y mettre fin ? Aucun, et c’est une honte pour nous tous de voir qu’au 21ème siècle, ont de voit que des enfants d’Afrique noire dans de telles situations, au nom du respect à la pratique religieuse. Si demains on interdisait cette pratique avec un suivi sur le terrain pour son application sans faille, des centaines de profiteurs en col blanc seraient au chômage ! Les autorités Sénégalaises savent que de la Gambie, des deux Guinées et du Mali, des enfants accompagnés de leurs bourreaux viennent s’installer dans nos Villes. Au nom de quoi la Gambie qui a interdit la mendicité et la prostitition sur son térritoirelaisse-elle passer tous ceux veulent vivre de la mendicité ? Pourquoi les enfants Guinéens de Conakry et de Bissao ne peuvent être renvoyés chez eux avec une aide substancielles pour leur éviter de vivres ces moments très désagréables ? Un Etat doit prendre des mesures drastiques quand la situation l’exige.