
NETTALI.NET- Trois de prison ferme. C’est la peine requise par le procureur général de Kaolack, contre le maréchal des logis chef ( MDl-Chef) Bassène Diop. L’ex-adjoint du Commandant de brigade de la gendarmerie de Kédougou est poursuivi pour homicide involontaire sur la personne de Kékouta Sidibé.
Sourd muet de 35 ans, Kékouta Sidibé est mort lors de l’intervention de la gendarmerie de Kédougou à son domicile. Arrêté et transporté vers le brigade, M. Sidibé est décédé en cours de route.
C’est à cause de cette mort, que l’adjoint au Commandant de brigade de la gendarmerie de Kédougou a été jugé ce jeudi 22 novembre. A cause de son statut d’officier de police judiciaire (Opj), le Mdl-Chef Ahmed Bassine Diop a comparu devant la Cour d’appel de Dakar.
Ses complices, les six auxiliaires gendarmes comparaîtront devant un tribunal militaire. Mais d’ici là l’officier accusé de la mort de Kékouta Sidibé, tué lors d’une intervention contre des trafiquants de drogue, au mois d’août 2012, à Kédougou, a reconnu avoir donné des coups à la victime, lavant par la même occasion de tout soupçon ses subalternes.
Toutefois, il a ajouté que leur intention n’était pas de donner la mort. Il a avancé la thèse de l’accident en soutenant que la victime s’est blessé pendant qu’il résistait farouchement à son interpellation.
Ses arguments n’ont pas convaincu le Procureur général Amady Diouf. Il lui a alors demandé comment il expliquait les conclusions du certificat de genre de mort délivré par le médecin légiste de l’hôpital A. Le Dantec qui parle de décès suite à un état traumatique à la suite de coups et blessures par objet contondant, fracture de la sixième côte gauche, hémorragie etc.
Le prévenu a rétorqué que la victime a subi quatre chutes au cours de l’intervention.
Et à la question du Procureur sur comment ces chutes ont conduit à la mort de Kékouta Sidibé, le prévenu se perd dans ses explications, rétorquant que Kékouta est tombé sur des cailloux et qu’au moment de sa conduite dans leur locaux, sa tête a cogné dans le véhicule.
Pour le parquet général, le gendarme a agi avec barbarie. Aussi a-t-il requis une peine de trois ans ferme.
Insistant sur la thèse de l’accident, Me Sadio Diaw a plaidé la relaxe du gendarme.
Pour les conseils de la partie civile, Mes Assane Dioma Ndiaye et Souleymane Niang, le pandore doit plutôt comparaître devant une Cour d’assises militaires.
Ils espèrent que la Cour d’appel qui rend son délibéré le 14 décembre prochain leur suivra dans ce sens.






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