mercredi 28 novembre 2012

PR ASSANE SECK
Décès d’un homme à la riche carrière

NETTALI.NET - Le professeur Assane Seck n’est plus. Il est en effet décédé ce mardi 27 novembre.

Le professeur Assane Seck qui a été ministre sous Léopold Sédar Senghor puis sous Abdou Diouf, a en effet une riche carrière politique, grimpant tous les échelons au sein du gouvernement sous la présidence de Senghor. Nommé ministre de la Culture1966, il devient ministre de l’Éducation nationale, en faveur de la crise scolaire et universitaire du fait des événements de Mai 1968. Et ce n’est qu’en mars 1973 qu’il atterrit aux Affaires étrangères où il passera deux années, jusqu’en novembre 1975.

Reconduit ministre d’Etat par le président Senghor il retournera en1978 à la Culture, son point de départ.

A noter que sous la présidence d’Abdou Diouf, Assane Seck n’occupera que le poste de ministre de l’Équipement jusqu’en juin 1983.

La levée de son corps est prévue ce mercredi 27 novembre à l’hôpital Principal, et son enterrement en Casamance, sa terre natale, selon son propre voeu.



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    mamadou ndiaye
    28 novembre 2012 14:57

    Avec la disparition du Professeur Assane Seck historien et homme politique, c’est un modèle achevé de patriotisme, d’humilité, de simplicité qui s’en va .Au delà d’avoir servi son pays à de hauts niveaux, de responsabilités, le plus loyalement et le plus efficacement possible, il s’était engagé aussi à témoigner par l’écriture pour les Sénégalais de demain
    L’Afrique avec lui le Sénégal ne se construiront qu’en offrant en exemples aux Sénégalais et aux Africains d’aujourd’hui et de demain, ces géants de l’histoire Africaine, ces géants du Panthéon Africain.
    Mission accomplie
    Dors en paix Professeur


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    Lat Soucabé MBOW
    29 novembre 2012 20:42

    M. le Professeur Assane Seck avait un don rare pour un homme de son rang académique et de sa stature politique et sociale. Celui de mettre à l’aise son interlocuteur. Il tenait cette qualité de son milieu d’origine, la Casamance, une terre dont l’éthique de la population érige le courage et la dignité personnels, l’exigence d’égalité et de justice en société au titre des valeurs morales permanentes qu’il incombe à la tradition de préserver pour les perpétuer de génération en génération. Il le tenait également de sa profession de scientifique qui exige de la probité et de l’humilité devant la complexité des êtres et des choses qui composent l’univers de la Création.

    J’ai eu l’avantage d’apprécier en maintes circonstances la simplicité de cet honnête homme qui était à la fois un pionnier de la recherche africaniste et cette figure de proue politique. D’abord lorsqu’il était membre du gouvernement du Sénégal, en charge de l’Equipement. Sur les conseils de son ami et mon patron de thèse M. le Professeur Paul Pélissier - un chercheur tropicaliste émérite et ami de l’Afrique - je devais le rencontrer pour lui expliquer mon projet de thèse de géographie sur Dakar, la métropole urbaine à laquelle il fut le premier à consacrer une recherche de niveau doctoral. Il m’accueillit chaleureusement dans son bureau du building de l’ex Communauté urbaine de Dakar, non sans me prodiguer au terme de cette audience sa bénédiction et quelques recommandations pour le financement futur de mes travaux. Rien ne l’y obligeait, d’autant que cette rencontre était la première dans notre relation longue de plusieurs décennies.

    Assez souvent, il m’invitait chez lui soit en son domicile de Fass soit en celui de Mermoz pour échanger sur l’évolution de notre discipline ou celle de l’université qu’il semblait regretter parfois d’avoir quitté prématurément. Sachant surtout qu’aucun parmi ses enfants ne s’est engagé dans ce métier. Dans la politique où son destin l’avait guidé, il était entré comme on entre en religion. C’est à dire transporté par une certaine idée de son devoir vis à vis de la Casamance dans l’avenir de la jeune nation sénégalaise.

    La postérité lui donnera acte d’avoir oeuvré du mieux qu’il pouvait pour le retour d’une paix durable dans sa région. Elle retiendra aussi de lui d’avoir été un motif de fierté pour les hommes de volonté et de vision qui avaient vu dans les évènements de 1968 la nécessité d’aller vers une africanisation de l’université afin que celle-ci projette véritablement les intérêts et les cultures de notre continent.

    Qu’il plaise à Dieu de l’admettre dans l’au-delà parmi les élus ayant mérité de Lui pour avoir droit à une félicité éternelle.


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    PNA
    3 décembre 2012 09:46

    Que Dieu l’accueil dans son paradis



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