
NETTALI.NET- Le ministère de l’Agriculture et les industriels huiliers ne parlent pas le même langage concernant l’entrée des étrangers et particulièrement des Chinois dans le commerce de l’arachide. Si M. Abdoulaye Baldé y voit une bonne chose économiquement parlant, le directeur général de la Suneor, Thiendiaté Bouyo Ndao y voit une menace et accuse les Chinois de passer par le marché noir.
D’après le ministre de l’Agriculture, si les Chinois sont intéressés par la commercialisation de l’arachide, il est possible de les intégrer.
Pour cela, suggère M. Abdoulaye Baldé, il serait intéressant de tendre vers une contractualisation avec les producteurs locaux. Au cas échéant, argue-t-il, ces investisseurs Chinois pourraient par exemple fournir les semences aux paysans.
Quoi qu’il en soit, assure la tutelle, « l’Etat veillera à protéger les opérateurs nationaux ». Ce qui ne rassure guère le directeur général de la Suneor. M Thiendiaté Bouyo Ndao craint même l’arrivée des Chinois qui selon lui, « font l’achat au noir »
« Nous nous demandons où est-ce qu’ils emmènent l’arachide d’autant que ce produit n’est pas référencé en Chine », s’interroge M Thiendiaté Bouyo Ndao.
Pour lui, il faut certes libéraliser mais il faut un minimum d’organisation et d’encadrement. Or, renseigne-t-il, « le commerce des Chinois se fait en souterrain et ces étrangers ne se soumettent à aucune règle ».
Pis, alerte l’huilier, « à la longue la culture arachidière va disparaître ainsi que les entreprises industrielles sénégalaise car les Chinois achètent toutes les bonnes graines ».






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pourquoi pleurnicher, dg, dès lors que l’arachide n’est pas un produit de base pour votre production mais fait plutôt l’objet de réexportation ! alors si nos braves paysans peuvent gagner plus, pourquoi s’en offusquer ?