
NETTALI.NET -Le tribunal militaire a condamné ce vendredi 30 novembre , l’Etat du Sénégal à payer la somme 20 millions de francs Cfa à la famille d’ Ibrahima Seck. Un jeune tué par le gendarme Déthié Diarra, préposé à la sécurité de l’ancien domicile de l’ex-ministre des Forces armées, Bécaye Diop où la victime a trouvé la mort.
Poursuivi pour coups mortels, le gendarme Déthié Diarra a été purement et simplement relaxé par le tribunal militaire dans sa décision rendue le 25 mai 2012.
Ainsi après la relaxe du pandore, la famille d’Ibrahima Seck a initié une procédure contre l’Etat du Sénégal afin d’obtenir un dédommagement. Elle réclamait la somme de 50 millions mais le Tribunal lui a octroyé 20 millions de francs Cfa.
Agé de 20 ans, Ibrahima Seck, a trouvé la mort en janvier 2007. Il rôdait aux alentours du domicile de l’ex-ministre des Forces armées Bécaye Diop à la cité Belle Vue. Déthié Diarra qui assurait la sécurité de la maison, l’ interpelle et le soumet à une fouille, le jeune homme détenait du chanvre indien. Et alors qu’il tentait de s’enfuir, Déthié Diarra lui tire dans le dos.
Lors de son procès, le prévenu avait déclaré : « je n’avais pas l’intention de le tuer. Je voulais juste le neutraliser car il ne s’est pas arrêté, malgré les quatre coups de feu que j’ai tirés en l’air ».
Aussi, avait-il exprimé ses regrets tout en soutenant avoir agi selon la loi et dans l’exercice de ses fonctions.
Conforté par les propos du prévenu, l’agent judiciaire de l’Etat a estimé que le gendarme a agi dans le cadre légal. Néanmoins, M Babacar Bâ avait indiqué que « l’Etat est prêt à réparer toutes les conséquences irrégulières ». Notamment le préjudice subi par les héritiers de Ibrahima Seck.
Mais pour le représentant du parquet, le gendarme a outrepassé ses prérogatives et a fait un usage excessif de la force. C’est pourquoi, le substitut Cheikh Dieng avait requis deux ans ferme.
La défense assurée par des militaires et des avocats a jugé « sévère » le réquisitoire et avait sollicité la clémence.






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Mais pour le représentant du parquet, le gendarme a outrepassé ses prérogatives et a fait un usage excessif de la force.
Voila une jurisprudence que les familles des victimes des violences de la dernière présidentielle auraient mieux fait d’invoquer au lieu de s’engager dans des procédures juridico-politiques interminables. Les Mamadou Diop, Malick Bâ et autres trouveront là en partie du repos de leur âme...