
NETTALI.NET - La loi Latif Guèye criminalisant le trafic de drogue, a été encore au cœur des débats, lors de la cérémonie d’ouverture de la 3ème session de la Cour d’assises de Dakar.
C’est l’avocat général, François Diouf qui a relancé le débat. Selon lui, il est grand temps de pousser la réflexion sur cette réforme afin de désengorger les rôles.
Pour preuve sur les 24 affaires inscrites au rôle de cette session, les 13 sont liées au trafic de chanvre indien ou de drogue Elles concernent 28 personnes dont 5 femmes.
Mieux, révèle l’avocat général, plus de 100 dossiers sont en instruction dans le ressort de la Cour d’appel de Dakar sans compter ceux dans les autres juridictions.
Donc à son avis, l’on peut correctionnaliser le trafic de drogue sans adoucir les peines.
« On peut retourner à la correctionnalisation avec des décisions sévères seulement la procédure sera beaucoup plus légère », explique l’avocat général.
Le secrétaire général du Bâtonnat a abondé dans le même sens que le magistrat pour plaider la modification de la loi Latif Guèye.
« Les dossiers de drogue ne font pas plus de six mois d’instruction. Ils pourraient même passer en flagrants délits. La correctionnalisation ne saurait pas alléger les peines mais pour évacuer au plus vite les affaires. Et pourquoi ne pas donner des peines plus sévères », a plaidé Me Mbaye Sène.






Idiovisuel

























