
NETTALI.NET- La 4ème édition du gala national de la presse organisé samedi15 décembre, par la Convention des jeunes reporters du Sénégal, a été une occasion pour les anciens journalistes pour renvoyer la nouvelle génération à leurs cours de déontologie.
Les jeunes reporters ont joint l’outil à l’agréable. Ils se sont bien amusés samedi lors de la 4ème édition du Gala national de la Presse. Les meilleurs d’entre eux ont été primés. Mais dans cette ambiance festive, les journalistes été renvoyés à leur cours de déontologie.
Les anciens ont invité la nouvelle génération à s’assumer et à prendre leurs responsabilités dans le traitement de l’information pour aller vers une presse de qualité, tout en participant à la stabilité du pays.
Dans ce registre, en remettant au lauréat du Prix meilleur reportage télévision, son trophée, M Djibril Bâ a profité de l’occasion pour inviter les jeunes à l’humilité et à la modestie.
« L’auditoire sénégalais n’est pas n’importe quel auditoire. Il est pétri de grands esprits, d’intellectuels capables de comprendre et d’analyser tous les faits qui se présentent à lui », a indiqué l’ancien journaliste de la Rts. Par conséquent, il exhorte les jeunes journalistes à rester « humble et modeste pour se dire en allant interroger quelqu’un : il en sait plus que moi sur cette question, mais quand même je tiens à lui dire ma vérité ».
Le doyen Mbaye Sidy Mbaye qui a prononcé le discours d’usage, a abondé dans le même sens en appelant ses jeunes confrères à plus de responsabilités. « Je dis à mes étudiants que le train qui arrive à l’heure, est une information et le train qui arrive en retard est aussi une information. Ne cherchez pas le mal mais plutôt à rapporter les faits tels qu’ils sont », renseigne le journaliste enseignant qui ne manque pas de poursuivre : « il ne faut pas banaliser les faits de société graves qui concernent des femmes, des enfants. Car qui parle de journalisme parle de relation humaine ».
Présidant cette soirée avec ses collègues Abdoulaye Bibi Baldé et Abdou Latif Coulibaly, respectivement ministres de l’Agriculture et de la Bonne gouvernance, Cheikh Bamba Dièye a rappelé le rôle de la presse dans la construction de la Nation.
« Tous les pays ont besoin d’un journalisme de qualité, d’hommes et de femmes libres dans la collecte et le traitement de l’information. C’est pourquoi nous vous tendons la main pour qu’ensemble nous construisions une nation forte », a lancé le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique.
« Ce pays est riche en ressources humaines, et c’est dans la conjugaison de nos efforts que nous allons établir une nation unie. Construire un Etat de droit avec la qualité des leaders pour que, demain, nous puissions nous retourner et céder la place à nos enfants et frères », a ajouté M. Dièye.
Après ce « cours », les journalistes ont eu droit à une récréation avec la prestation du leader de la génération consciente, Pape Diouf précédé par le tonitruant Pape Thiopète, le groupe de rap Bidew bou bess et la fille de Ouza Diallo Adjiouza.
La Cjrs donne rendez-vous à l’année prochaine avec une nouvelle équipe. Après 4 ans passés à la tête de cette association, la présidente de la Cjrs, Aissatou Mbène Kane a annoncé son départ et celui du bureau.






Idiovisuel


























J’apprecie beaucoup ce qui est dit sur la deontologie. Mais helas c’est comme si ca va rester lettre morte pour beaucoup de journalistes car une une fois sur le terrain, ils commencent a chercher l’argent par n’importe quel moyen. Ainsi commencent les mensonges, les chantages et autres.
Vous devez, chers journalistes, penser a cela et mieux organiser le secteur en instituant des organes de sanctions fiables contre les manipulateurs d’opinions et les menteurs a dessein.