
NETTALI.NET - Suspense à tous les étages ! Le Khalifat de la Tijanya sénégalaise est encore muet sinon vacant, et toutes les supputations sur le fait que Serigne Cheikh Tidiane Sy veuille bien jouer et surtout remplir un rôle que son attitude silencieuse depuis des années, vont dans le sens d’une vacance de Kalifat. Bref, toute la communauté est tournée vers Fan Résidence dans l’attente d’une fumée blanche qui indiquera que la confrérie a trouvé un nouveau guide.
Après la semaine de décence où les politiciens ont observé une trêve dans leurs attaques, c’est reparti de plus belle et chacun joue à se faire peur. Les muscles sont bandés et on va voir ce qu’on va voir !! Pardi !!! Semaine cruciale annoncée partout dans la presse, entre convocations spectaculaires et plaintes en France contre des dignitaires très ciblés de l’ancien régime de Wade, ça va barder nous dit-on, mais chaque camp fourbit ses armes et affûte ses arguments.
D’abord il y a eu cette rocambolesque affaire de tentative de sortie du territoire sénégalais des libéraux de gros calibres que sont Madické Niang, Samuel Sarr, et Karim Wade. Ces derniers ont piégé leurs contempteurs, qui sont selon eux, tenus de leur signifier la mesure d’interdiction de sortie du territoire. Ce qu’ils ont eu le bon goût de faire constater par voie d’huissier, histoire de démontrer que même contre les pires malfrats, les procédures se font et se doivent d‘être exécutées dans les règles de l’art d’un Etat de Droit et de droits. Dans le cas d’espèces, mis à nu par ces personnalités, il ressort que les autorités sont d’abord tenus de notifier la mesure d’interdiction de sortie du territoire, mais aussi de justifier de la base légale sur laquelle est fondée cette interdiction de sortie.
Et puis nous constatons que la bagarre se déplace sur les bords de Seine, à Paris pour être précis où les autorités sénégalaises ont déposé une plainte contre des personnalités sénégalaises, pour biens mal acquis. Or, cette procédure comporte quelques dangers car elle ouvre une boîte de Pandore, sachant qu’une association comme celle qui avait poursuivi le président Omar Bongo de son vivant, pourrait ne pas faire de différence entre les biens des poursuivis et ceux des poursuivants, tant leurs avoirs sont particulièrement en porte-à-faux avec les besoins exprimés par nos pays en matière d’aide au développement.
C’était alors la conviction de Transparency International France, qui pourrait commettre les mêmes arguments envers nos gouvernants passés comme actuels. Jeu dangereux donc. Et puis en règle de droit, ces plaintes n’ont pas beaucoup de chances d’aboutir, lorsqu’on prend en compte l’immunité des personnes poursuivies et le privilège de juridiction qui les couvre des conséquences d’une telle action en justice.
Le fait posé par cette plainte, est d’une extrême gravité, au sens historique du terme. Comment poursuivre ces personnes en France alors qu’elles sont couvertes par leur immunité dans leur propre pays. Cette situation est aussi incongrue, quand on constate que c’est notre propre Etat qui bafoue sa propre Constitution auprès de juridictions étrangères. C’en est Kafkaïen !!!
Cette plainte a-t-elle des chances d’aboutir ? Pas tellement, et si ceux qui l’ont déposée, savent cette probable éventualité, cela prouverait qu’on joue à se faire peur et à justifier une éventuelle couverture contre des actions menées au Sénégal, et de faire baisser la pression en cas de plainte déboutée en France, justifiant alors le gel de certaines poursuites au Sénégal. Ils joueraient donc à se faire peur ?
Sont-ils en train de négocier ? C’est le silence inhabituel de Maître Abdoulaye Wade qui fait militer pour cette éventualité, lui qui ne pourrait laisser silencieusement son fils Karim aller ainsi vers l’échafaud que le peuple veut lui faire emprunter comme victime expiatoire des crimes supposés commis par les libéraux. Wade se tait comme si il lui avait été conseillé de se taire pour ne point gêner d’éventuelles négociations ou de médiations souterraines, provenant de Côte d’Ivoire ou de certains Emirats, en direction de notre exécutif actuel.
Pour faire bonne mesure, Macky Sall bande ses muscles et reprend son parti en mains, sentant l’alliance Benno Bokk Yakaar en danger sous les coups de boutoirs de ses propres partisans comme El Pistolero, l’inénarrable Moustapha Cissé Lô, tance les privilégiés dont il ne faisait pas partie c’est sûr avant 2008, les menace de ses foudres et remet la presse dans ses petits souliers, leur faisant la leçon sur leurs devoirs et leurs droits, et leur promettant de se consacrer vraiment à eux, avec sa chicotte dès qu’il en aura fini avec les grands criminels que selon lui les électeurs lui ont donné mission d’égorger sur la place publique. Il nous dit supporter les attaques, fait le dos rond, mais dès que les biens mal acquis seront rapatriés, gare aux articles qui ne lui plairont pas, ça va saigner. C’est donc pas demain la veille !!! Au Secours !!!! Gnangal revient !!!
La tuerie de Newtown aux Etats-Unis, est terriblement violente. Mais la violence qui gangrène la société américaine cautionnée par le Deuxième Amendement de leur Constitution qui permet aux américains de s’armer autant qu’ils le souhaitent, n’est que le reflet de la violence même de l’état américain. Il est tout de même choquant que cette épouvantable tuerie qui a fait 27 morts, soit l’occasion de grandes messes télévisuelles diffusées dans le monde entier, alors que quand les drones américains tuent au hasard des dizaines de petits afghans ou de petits villageois pakistanais, cela ne fait pas dix lignes sur le fil de l’Afp ou de Asocciated Press.
Comme dit l’autre : « Chacun sa mère !!! »






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