
NETTALI.NET- Si le tribunal correctionnel de Dakar suit le réquisitoire du parquet, les cinq jeunes de Yeumbeul arrêtés, lors des émeutes de l’électricité du 27 juin 2011 et présentés comme des jeunes du M23, auront passé 18 mois en prison pour rien. Car, le parquet a requis la relaxe pour les 3 prévenus et 6 mois ferme pour les 2 restants.
Placés sous mandat de dépôt depuis le 8 juillet 2011, Ousseynou Sylla, Youssoupha Cissé, Khalifa Gaye, Assane Diop et Abdoulaye Ndiaye ont été jugés ce mardi 8 janvier 2013 par le tribunal correctionnel de Dakar.
Inculpés d’association de malfaiteurs, de rassemblement illicite ayant causé des dommages à la propriété d’autrui et à l’état, de violences et de voies de faits sur des agents de la force publique dans l’exercice de leur fonction, ils entrevoient la liberté.
Les cinq prévenus présentés comme des jeunes du M23 ont été arrêtés, suite aux émeutes de l’électricité survenus dans la nuit du 27 juin 2011.
A cause d’intempestives coupures d’électricité, les populations ne cessaient de manifester dans plusieurs localités du pays pour protester contre cette situation qui perdurait. Des édifices publics avaient été saccagés durant ces manifestations de colère.
Les manifestations avaient atteint leur paroxysme dans la nuit du 27 durant laquelle, plusieurs localités du pays étaient en feu. Yeumbeul n’était pas en reste et la mairie a été saccagée.
Les prévenus habitant cette localité de la banlieue ont nié leur participation à ces violentes manifestations. Seuls Youssoupha Cissé a reconnu les faits, arguant qu’il ne pouvait plus supporter ces délestages qui l’empêchaient de travailler.
Ousseynou Sylla arrêté avec un ordinateur portable appartenant à la mairie a soutenu qu’il comptait restituer l’appareil qu’il avait pris sur des enfants.
C’est pourquoi le parquet a requis à son encontre et contre Youssoupha Cissé 2 ans dont 6 mois ferme. En revanche, il a demandé que Khalifa Gaye, Assane Diop et Abdoulaye Ndiaye soient tout simplement relaxés.
Si le juge le suit, les prévenus qui seront édifiés sur leur sort le 22 janvier prochain, auront passé 18 mois de prison pour rien. C’est pourquoi la défense qui a plaidé la relaxe pure et simple des prévenus, a dénoncé cette longue détention due aux multiples renvois.
Renvois liés à l’absence des policiers témoins qui auraient identifié les prévenus. D’ailleurs le parquet n’a pas manqué de fustiger cette absence et celle de l’agent judiciaire de l’Etat.






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