
NETTALI.NET - La traque des biens mal acquis n’est qu’un règlement de comptes politiques. C’est l’avis du secrétariat permanent (Sp) de And-Jëf / Pads qui dans un communiqué rendu public, déplore aussi la manière dont la procédure de levée de l’immunité parlementaire des députés libéraux se déroule.
Mamadou Diop Decroix et ses camarades prennent fait et cause pour les libéraux dont certains sont visés par l’enquête sur l’enrichissement illicite. La preuve dans le communiqué sanctionnant la réunion de son Sp, And-Jëf/Pads, qualifie de « règlements de comptes politiques » la traque des biens mal acquis.
Aussi Mamadou Diop Decroix et ses camarades se sont-ils inscrits dans la logique de leurs ex-alliés du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour déplorer la procédure de levée de l’immunité parlementaire des députés libéraux visés par la traque des biens mal acquis.
« L’on ne saurait expliquer autrement les entorses tout à fait inutiles à la constitution de notre pays consistant à faire jouer, à tout prix, au procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, un rôle qui n’est pas le sien », se désole le Sp.
A leur avis, il serait « plus juste et plus simple de passer par la haute Cour de justice pour lever, dans les règles de l’art, l’immunité des députés visés ».
Fort de tous manquements, Aj reste convaincu que l’actuel régime ne fait que suivre son prédécesseur. « Le plus gênant dans le contexte actuel, c’est le fait, pour les tenants du régime, de rappeler partout et sans cesse qu’en matière de violation de la loi, ils ne font que suivre la voie tracée par ceux-là qui sont aujourd’hui dans l’opposition », soulignent Decroix et ses camarades.
Par conséquent, ils estiment qu’« il y a là, clairement, une volonté d’instrumenter les textes et les institutions dans une dynamique de revanche ». « Le Président Macky Sall n’a pas été élu pour aller s’empêtrer dans des logiques revanchardes » mais soutiennent-ils, « pour résoudre les problèmes du pays qui sont nombreux et pressants ».
Citant les grèves scolaires, l’emploi, l’énergie est en panne et le coût de la vie, Aj juge que « la pauvreté n’a pas régressé au cours de ces 9 derniers mois mais a plutôt progressé ».
« C’est ce champ des urgences que le Président Sall devrait labourer sans tarder », a conclu le Sp tout invitant le gouvernement à préserver l’image du Sénégal.
Pour cela, Aj estime que l’Etat doit éviter une traque sélective et faire preuve d’équité aussi bien dans l’enquête sur l’enrichissement illicite que dans le dossier de Hissène Habré.






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