
NETTALI.NET - Le président exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev), Amadou Kanouté ne voit pas d’un bon œil, l’idée du gouvernement sénégalais d’emprunter 5 milliards de francs Cfa au club de Paris en mars 2013. (Photo Amadou kane, ministre de l’Economie et des Finances)
« Est-ce que nous pouvons nous passer de cet argent, d’aller emprunter. Ma réponse est de dire non », s’est interrogé M. Kanouté qui s’exprimait à l’émission "Remue-ménage". Celui-ci préconise plutôt à la réduction « de la vitesse et de la reconstitution de la dette ». Pour y parvenir, il exhorte le gouvernement à faire preuve de rigueur, d’adresse et imagination.
Pour le président du Cicodev, la rigueur passe par une bonne utilisation des ressources déjà disponibles. Parmi ces mannes, il cite les 9 000 emplois fictifs décelés par l’audit de la fonction publique, les 3.000 milliards sur le téléphone de l’administration, les recettes fiscales et douanières estimées respectivement à 900 milliards et 515 milliards.
Pour ce qui concerne l’adresse, M. kanouté suggère au gouvernement sénégalais de suivre l’exemple du Madagascar. « Bien que l’aide publique au développement soit supprimé, les communautés ont réussi à faire face à leurs besoins essentiels (santé eau assainissement) grâce à un code minier qui est favorable avec un taux de redevance de 7 % », fait-il remarquer tout en soulignant que le Sénégal pourrait gagner des ressources grâce à Sabodola.
« Si la redevance passe de 3 à 5%, il y a une niche qui peut éviter le volume et la vitesse de la dette », argue-t-il.
Enfin il estime que le gouvernement doit faire preuve d’imagination en valorisant et mobilisant les contributions communautaires. A ce propos, il pense que l’on devrait par exemple poussant les communautés à financer les constructions d’ouvrage, ou bien utiliser le transfert des migrants qui va dans la consommation des ménages et très peu dans l’épargne.






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