
NETTALI.NET - La question de l’emploi de la jeunesse a préoccupé Cheikh Tidiane Dièye, à l’émission « Objection » sur Sud Fm. C’est d’un enjeu capital pour nos pays, a estimé le membre du M23, qui pense que quand « quand vous ne pouvez proposer que 5500 emplois, à la limite, autant ne pas communiquer sur ça ».
« C’est un enjeu capital. Nous avons vu ce qui s’est passé en Afrique du Nord et qui n’est pas encore terminé. Nous risquons de ne pas échapper à cela, si nous ne faisons pas attention. Nous avons une jeunesse pour laquelle nous n’avons pas de vision, et nous ne savons quoi en faire », déplore le socio-anthropologue.
Selon Cheikh Tidiane Dièye, « les initiatives récentes de créer quelques 5000 emplois, on aurait même pu ne pas communiquer là-dessus, je pense. Lorsque vous avez un pays où plus de 200 000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi chaque année et que vous ne pouvez proposer que 5500, à la limite, autant ne pas communiquer sur ça. Et dire simplement nous recrutons sans en faire un projet politique important. C’est une preuve, une manifestation de l’incapacité d’avoir une solution sérieuse concernant le problème de l’emploi de jeunes ».
Comme voie de sortie pour relever ce défi crucial, le responsable du M23 suggère la chose suivante : « on peut envisager pour le gouvernement de s’ouvrir à l’ensemble des acteurs et des forces qui peuvent faire des propositions de ce point de vue là. De grands pôles de développement agricoles avec la Banque nationale de développement économique (Bnde) peuvent être créés. Ce n’est qu’un aspect. Un pays en développement où tout est à faire, tout devient projet. Un jeune, ce qui l’intéresse le plus, ce n’est pas qu’il soit agriculteur ou forgeron, l’essentiel est qu’il ait un revenu décent ».






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