
NETTALI.NET - Le président de Rewmi Idrissa Seck a rencontré les conseillers ruraux et municipaux de la Région de Thiès dans le cadre de la relance des activités du parti liées à la vente des cartes et la structuration de son parti. Une occasion pour Idrissa Seck d’ouvrir son cœur.
« Les militants me reprochent d’être inaccessible. On me reproche d’être suffisant, d’être quelqu’un qui se suffit à lui-même. Il y a une explication à mon comportement. Entre 2000 et 2012, ma vie a connu deux tournants. D’abord entre 2000 et 2004, j’étais auprès du président de la République Me Abdoulaye Wade. Il avait même dit qu’il y avait une dualité au sommet de l’Etat. On ne parvenait plus à distinguer qui était le président de la République ou le premier ministre. On faisait corps et il a dit que nous étions les deux lames d’un ciseau. Je m’en vais vous rencontrer une anecdote sur le président Abdoulaye Wade pour vous dire combien il était jaloux de son parti et de son aura. Les femmes avaient organisé un évènement à l’époque, au théâtre Daniel Sorano.
A la fin de l’évènement Awa Guèye Kébé et les femmes m’ont accompagné jusqu’à ma résidence. Abdoulaye Wade a gardé jalousement cela en mémoire. Et un jour, le premier ministre de la France Alain Juppé est venu au Sénégal. A l’heure du déjeuner, Wade dit à Juppé « monsieur le premier ministre, vous savez les militants avaient l’habitude de me réserver de grands accueils lors des manifestations. Ils ne le font plus pour moi. Il le font maintenant pour le premier ministre Idrissa Seck », dit Wade. Le premier ministre Alain Juppé se tourne vers moi et me dit à son tour « ceci n’est pas un compliment, c’est un avertissement », narre Idrissa Seck.
« Entre 2004 et 2012, j’ai été victime de 4 ou 5 agressions. J’ai subi des agressions physiques, judiciaires, politiques, médiatiques etc... Mon domicile a été attaqué. Lors des élections mon convoi a été attaqué à Dakar. J’ai été attaqué à Saint Louis. Mes gardes du corps ont été désarmés et emprisonnés. J’ai été interdit d’enter à Kaloack où j’ai subi une agression politique. Une agression médiatique parce que des journaux créés au palais comme « Il est midi », « Express New » avaient une ligne éditoriale exclusivement destinée à ternir mon image. C’est pourquoi, j’ai été obligé de m’entourer de toutes les sécurités. Les gens ne comprenaient pas et on disait que j’étais inaccessible. Après toutes ces agressions, je ne pouvais être que méfiant. J’ai été même victime d’attaques mystiques. Je connaissais Abdoulaye Wade. Je savais ce dont il était capable. Il avait beaucoup d’argent et il pouvait manipuler n’importe quelle personne pour m’atteindre. C’est pourquoi lorsque j’étais en audience avec quelqu’un, mes seules réponses étaient absolument et parfaitement. Je ne risquais pas la prison avec ces deux mots. Ces agressions expliquaient mon comportement de réserve et de protection vis-à-vis des gens. Puisque tout cela est maintenant derrière moi, je ne crois pas que cela sera ainsi avec le président Macky Sall. Je me suis déplacé sans mes gardes du corps. Aujourd’hui, j’ai commencé mon action politique à zéro », dit-il.
Idrissa Seck dit savoir pourquoi les sénégalais l’ont sanctionné. « J’ai compris pourquoi les Sénégalais m’ont sanctionné lors des élections passées. Seulement, ils n’ont pas compris mes entrées et mes sorties au palais de la République auprès de Me Abdoulaye Wade. Les gens ont pensé que je n’étais intéressé que par le poste de vice-président ou il y avait quelque chose qui me faisait peur à telle enseigne que j’étais pris en otage par Abdoulaye Wade. Ce n’était rien de tout cela. Par contre, je continuerai à assumer jusqu’au pied de la tombe que Me Abdoulaye Wade est mon père. Quand je connaissais Me Wade, je n’avais pas 14 ans. C’était au domicile de Alioune Badara Niang à Thiès. La mère d’Alioune Badara Niang est le jumeau de mon père(Assane Seck). Abdoulaye Wade m’a beaucoup soutenu. Il a contribué dans mes études et dans ma formation », reconnaît-il.






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