
NETTALI.NET - Doudou Sarr, Secrétaire général du "Nouveau parti", invité de « Objection » sur Sud Fm, ce dimanche, a apprécié la démission du ministre Malick Gakou comme la résultante de choc de forces sociales aux intérêts divergents.
Jugeant la démission du ministre du Commerce Malick Gakou, Doudou Sarr a indiqué que « l’apparence, c’est le choc de personnalités, c’est le fait que l’un des protagonistes serait le défenseur des intérêts des meuniers et l’autre le défenseur des intérêts des boulangers. Ca c’est l’écume des choses, c’est loin d’être la réalité vivante ».
A l’en croire, « la réalité vivante s’articule de la manière suivante à mon sens. Il y a des forces sociales qui sont enracinées dans ce pays. Il y a tous les vestiges du vieux capital colonial français, qui se concentre surtout à travers les industries alimentaires et à travers les petits produits industriels de grande consommation. Ce vieux capital français détient une position de rente, ce sont notamment les meuniers et ceux qui sont dans la levurerie. Et c’est à partir des importations de blé qu’ils entretiennent leur rente, qu’ils la développent et qu’ils la perpétuent ».
En face de ceux-là qui représentent le vieux capital français, indique Doudou Sarr, « il y a de jeunes forces sociales qui poussent et qui sont souvent des forces éduquées, souvent des maîtrisards, qui veulent aussi leur part de la filière et qui sont au niveau des boulangeries. Il arrive périodiquement que ces forces sociales s’entrechoquent. Qu’il s’agisse d’Abdoul Mbaye ou de Malick Gakou, ces deux protagonistes sont largement dépassés par des forces sociales beaucoup plus puissantes qu’eux et qui s’affrontent et se disputent la manne de la filière blé-farine-pain »






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