
Dans une interview à CNN menée par la journaliste Christiane Amanpour, celui qui pourrait devenir le premier souverain pontife noir, le cardinal Peter Turkson, l’un des favoris à la succession du pape Benoît XVI, explique qu’il est impossible que le scandale des prêtres pédophiles prenne en Afrique, les mêmes proportions qu’en Europe et en Amérique du Nord. Une manière pour lui de dire que les traditions africaines protègent de l’homosexualité... et donc aussi de la pédophilie.
« L’homosexualité ou dans ce cas de figure toute liaison entre deux personnes du même genre, ne sont pas tolérées par notre société », a-t-il déclaré.
Cette affirmation du cardinal selon laquelle l’homosexualité des prêtres serait la cause de ces abus, a immédiatement suscité de nombreuses réactions, souligne le Huffington Post.
« Si nous entendons moins parler des crimes sexuels du clergé en Afrique et de leur dissimulation, c’est pour les mêmes raisons que dans les pays en développement : il y a moins de financement pour l’application des lois, les systèmes juridiques sont moins vigoureux, le journalisme est moins indépendant et les ecclésiastiques ont plus de pouvoir sur leurs fidèles », note un porte-parole du SNAP, le réseau des survivants des abus des prêtres, sur le site du Daily Mail.
A noter que le scandale des prêtres pédophiles avait éclaté en 2002, lorsque vingt-quatre prêtres du diocèse de Boston, ont été accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants, rappelle le Nouvel Observateur. Deux ans plus tard, une étude révélait que onze milles enfants auraient été victimes de prêtres pédophiles aux Etats-Unis entre 1950 et 2002. A la suite de ces révélations, le scandale s’était étendu en Europe.
Source slate.fr






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